Verdict dans l’affaire Mourad Bouzidi/ Djelloul Achour: Prison avec sursis et amende pour Mourad Bouzidi

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C’est ce matin que le verdict est tombé dans l’affaire qui oppose Mourad Bouzidi, porte parole de la coordination nationale des travailleurs de Cévital et Djelloul Achour, directeur général du port de Bejaïa. Le tribunal de Bejaia condamne Monsieur Mourad Bouzidi à 3 mois de prison avec sursis et 20.000 DA d’amende. Ce procès qui a tenu en haleine les nombreux observateurs et la population de Bejaia a donc livré un verdict en faveur de la partie plaignante à savoir le directeur général du port de Bejaia.

Pour rappel, M. Djelloul Achour avait déposé plainte contre M. Bouzidi, pour diffamation dans des propos que ce dernier aurait tenu lors d’une émission de télévision où le porte parole du comité de soutien aux travailleurs de Cévital avait affirmé que le directeur du port dépassait ses prérogatives du fait qu’il s’immisçait dans des domaines qui ne le concernaient pas en tant que gestionnaire du port de Bejaia. De ce fait, le tribunal près la cour de Bejaia donne gain de cause au plaignant.

Ce verdict, jugé sévère et abusif par la défense de M. Bouzidi, ne baisse pas les bras et se dit déterminée à livrer une autre bataille judiciaire.

Dans une brève déclaration à la presse, M. Mourad Bouzidi dira: « Nous prenons acte du verdict prononcé par la cour de Bejaia, mais nous disons que ce verdict ne reflète pas la réalité. Nous restons déterminés à user de notre droit et nos avocats ont été instruits des suites à donner. Nous maintenons nos premières déclarations quant à l’accusation de diffamation dont la partie adverse nous accuse. Nous avons dit et nous le maintenons, que le directeur du port se comparait au président de la république, où est donc le caractère diffamatoire ? Où est l’insulte dans les propos que nous avons tenus ? Les extrapolations de la défense adverse ont fait que nos propos, imagés, ont été dénaturés et sortis hors contexte. Nous ne nous tairons pas face à ces tentatives de blocages qui ne servent aucunement notre région et par delà, notre pays. Il ne s’agit plus, aujourd’hui des 1000 emplois que comptait créer Cevital mais du million d’autres emplois projetés à Cap Djinet, il s’agit aussi d’agissements de lobbys occultes qui travaillent dans l’ombre et qui veulent faire la pluie et le beau temps. Aujourd’hui, nous sommes accusés de diffamation, mais sachez que lorsqu’une partie de l’usine Cévital à l’intérieur du port le 20 Octobre dernier avait été détruite par un incendie criminel, ce même accusateur a, dans une déclaration aux enquêteurs, porté un jugement de valeur sur les  équipements de l’entreprise Cévital, précisant que l’étincelle à l’origine du sinistre est dû aux frottements fer contre fer de machines usagées de cette entreprise omettant de dire que ces mêmes équipements ont fait l’objet d’une tentative de sabotage 20 jours avant ce sinistre, sur le même lieu ! Nous assumerons toujours nos déclarations et s’il faut aller en prison, ces gens là doivent savoir que nous sommes déjà prisonniers de nos convictions et de nos valeurs ! Je termine en lançant un appel à tous les acteurs de la scène politique, aux syndicats autonomes, aux associations qui activent sur le terrain des luttes, aux intellectuels, aux investisseurs et aux citoyens pour dire: Assez à l’étouffement de nos investisseurs, assez aux atteintes à la liberté d’expression, assez à la hogra, nous ne reculerons pas devant l’entêtement de chargés de missions, nous sommes motivés et nous nous battrons »

Nous reviendrons plus en détail sur cette affaire que suit avec attention la société civile de Bejaia et d’ailleurs.

Juba C.

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