Voir Koléa et mourir

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Sous une pluie fine et un vent sifflant et giflant, nous prenons la direction de Koléa comme si l’on se préparait à une véritable expédition. Parkas, bottes et bonnes intentions. Intention de dénicher dans cette contrée du bois, cette fameuse armoire qui, nous a-t-on avisé, coûtait moitié moins chère qu’à Meissonnier ou Didouche Mourad.

Chemin faisant, malgré la pluie, des enfants en bas âge et des deux sexes, exposent le long de l’autoroute de la galette, des œufs, de la salade sans grande conviction de vente en cette journée maussade. Une vieille présentait à peine cinq tomates pour seul « commerce ».

Le « pays profond » n’est finalement qu’à une dizaine de kilomètres d’Alger la Blanche. Urbanisme sauvage, routes défoncées, enfants mal habillés et mal lavés, cela vous prend à la gorge et au cœur, surtout qu’en conquérant « Algérois », vous débarquez rutilant pour l’achat d’une pitoyable armoire.
Envie de rebrousser chemin, de fulminer contre cette pauvreté inexplicable à nos portes.

C’est presque les yeux fermés que nous cherchons ce satané et maudit meuble que nous finirons par trouver mais que nous n’achèterons pas. Culpabilisation quand tu nous tiens.

Nous ne sommes pas loin de Magtâa Kheira, le royaume de la dinde aux quatre vents, mais ça c’est une autre histoire et peut-être l’objet d’une prochaine expédition…

M. Kassi

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