LES ZEST DE TIZI OUZOU SANS ETUDE DEPUIS PLUS DE 30 ANS

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Créées en 1988, les huit zones d’expansion sites touristiques du littoral (ZEST),et à l’exception de celles d’Azeffoun au nombre de deux qui ont fait l’objet d’une étude, les six autres n’existent que sur papier.

Le programme lié au développement et à l’aménagement du littoral est constitué de huit ZEST pour une superficie totale de 1 973 ha dont 268,38 ha aménageables.

A l’exception de celles d’Ath Chaffai et d’Azeffoun dont l’étude a été faite en 2011-2012, celles d’Iflissen, Tigzirt et Mizrana, attendent depuis 30 ans. Pourtant, l’étude du plan d’aménagement de ces zones est annoncé, en grande pompe par un représentant de l’ANDT, en 2012, lors d’une journée thématique, qu’a organisée l’APW de Tizi Ouzou.

Le représentant du CNL (Commissariat national du littoral) d’alors, annonçait, à l’occasion, que «le littoral tizi-ouzien est retenu pour 2012 comme littoral prioritaire» et le directeur de l’environnement qui, lui, a axé son intervention sur la protection et la valorisation du littoral.
Le CNL, dont l’objectif, selon ce représentant à la dite manifestation, «est de mettre en œuvre les mesures de protection du littoral et des zones côtières, de fournir aux collectivités locales toute assistance se rapportant à ses domaines d’intervention… », Compte jouer «son rôle», quant au freinage de l’urbanisation des bandes protégées, notamment celle des 300 m de la rive.
«Le cadastre du littoral sera lancé incessamment et l’opération du bornage et la délimitation du littoral est menée » nous a appris le cadre du CNL de l’époque. Selon lui, «environ 607 rejets sont déversés directement à la mer, rejets auxquels s’ajoutent l’extraction anarchique de sable, l’urbanisation et l’industrialisation».

Aujourd’hui, et après 30 ans de la création de ces ZEST, les propriétaires des terrains se trouvant dans ces zones, sont interdit de tout projet sur leurs propriétés.

Il faut dire que pas moins de cinq communes (Ath Chaffa, Azeffoun, Iflissen, Tigzirt et Mizrana) partagent une façade maritime de 85 km, une longueur représentant 7% de la côte algérienne, donc facile à entretenir pour ne pas dire à protéger.

L’on se souvient que le Directeur de l’environnement nous a pourtant déclaré, et c’était toujours en 2012, qu’«une commission intersectorielle, chargée du suivi du plan d’aménagement côtier, a été installée par arrêté de wilaya du 16/11/2002 et l’approbation du cadastre du littoral qui, lui, l’a été par l’arrêté du wali du 28/12/2003».

Au moment où l’état nous parle de relancer le secteur touristique, le littoral tizi ouzien voit son aménagement bloqué par des responsables qui n’ont que leurs promesses comme gage à donner aux citoyens.

K.B

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