Bouira rend hommage aux martyrs de la révolution

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A l’occasion de la journée nationale du Chahid coïncidant avec le 18 février, la maison de la culture Ali Zamoum de la ville de Bouira a tracé un riche programme de festivités.

Elle a organisé des expositions photos sur plusieurs figures marquantes de la révolution. Le colonel Ali Mellah, les frères Ferradj et Mouloud Feraoun ont marqué les quatre jours pendant lesquelles ont duré les festivités. Les familles des 04 martyrs ont été invitées et honorées.

Il est à rappeler que les frères Ferradj, tous deux guillotinées par les autorités françaises sont originaires de la région de Lakhdaria. Makhlouf avait 18 ans quand la sentence lui a été  exécutée alors que son frère, Abdel Kader, a été guillotiné à 04 heures 03 minutes du matin, 03 minutes après Ahmed Zahana dit Zabana, le premier Algérien exécuté avec la même machine (la guillotine) le 19 juin 1956.

Nous connaissons la férocité des mercenaires de l’OAS qui, voyant l’Algérie leur échapper, se mirent à tuer aveuglément et sans distinction en tirant particulièrement sur tout ce qui a le teint basané. Mouloud Feraoun sera aussi leur victime avec 05 de ses compagnons et collègues dont des Français. Il tombera sous leurs balles assassines le 15 mars 1962, 03 jours avant la signature des accords d’Evian et le cessez-le-feu.

Le Colonel Ali Mellah, quant à lui, sera désigné chef de la wilaya VI. Il sera chargé de la lancer et de la diriger, après la décision de sa création au congrès de la Soummam. Selon son frère, Mohamed,  Moudjahid également et présent aux festivités, «mon frère a été tué par erreur ou par calcul. »

Slimane Chabane

 

Les déclarations de Mohamed Mellah, frère d’Ali Mellah.

 « Ali Mellah était chargé de lancer et d’organiser la wilaya VI, celle du Sahara. Il était accompagné d’un certain Chérif Bensaidi. Lui-même avait pout nom de guerre « Si Chérif. » Un jour, un agent de liaison apporta un courrier qu’il devait remettre au colonel « Si Chérif.»  Il y était question d’un  certain « Chérif Bensaidi » qui s’est révélé être un messaliste infiltré au FLN et qu’il fallait liquider. « Le facteur s’est-il trompé de personne ou l’a-t-il fait exprès ? » s’est demandé Mohamed Mellah. Toujours est-il qu’au lieu de remettre le courrier à Si Chérif (Ali Mellah), l‘agent de liaison le remet à Chérif Bensaidi. Et au  lieu que ce soit le colonel qui liquide le traitre, ce fut l’inverse. S’étant rendu compte, en lisant la  lettre, qu’il était découvert et ciblé, le traitre chérif Bensaidi tua le colonel Ali Mellah alias «si chérif »  chef de la wilaya VI historique. »

 

 

 

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