Grève de l’éducation : Le CNAPESTE en conclave pour décider du sort de son mouvement

les membres du CNAPESTE n’ont, en effet, qu’un seul point à débattre : le sort du débrayage illimité lancé, depuis le 30 janvier dernier.  

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Suspension ou poursuite de la grève ? C’est à cette question que devront répondre les membres du Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique de l’éducation (Cnapeste). En conclave depuis, ce matin à Alger, les membres du CNAPESTE n’ont, en effet, qu’un seul point à débattre : le sort du débrayage illimité lancé, depuis le 30 janvier dernier.

« Nous allons décider de la suspension de la grève ou de sa poursuite avec d’autres actions de protestation », souligne des syndicalistes. Selon des échos, le débat est intense. Les délégués de chaque wilaya exposeront les résultats de leur conseil avant de procéder à la prise de décision finale.

Celle-ci, devrait tomber au plus tard en début de la matinée de mardi. Accusé d’avoir pris en otage des milliers d’élèves, le CNAPESTE a fait l’objet d’une campagne de dénigrement sans précédent. Il est accusé d’avoir pris en otage des élèves pour des « revendications très peu claires ».

Ce syndicat, soutenu par l’intersyndicale autonome de la fonction publique, exige, rappelons-le, l’application des PV signé avec la tutelle en 2015, portant sur le traitement des dossiers des dossiers du logement, la médecine de travail, la prime de zone, la promotion et la retraite.

Le déclenchement de cette grève a donné suite un bras de fer avec le ministère de l’éducation qui a obtenu, auprès de la justice, une décision sur « l’illégalité » de ce débrayage. C’est sur cette décision que le ministère a mis en demeure plus de 19 000 enseignants grévistes et a radié plus de 600 du corps de la fonction publique.

Benghabrit réunit les syndicats maison

Face à cette situation, la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghabrit, continue de réunir les syndicats de l’UGTA qui n’ont, pratiquement, aucun poids dans le secteur. Il s’agit de la Fédération nationale des travailleurs de l’Education (FNTE), du Syndicat national autonome des personnels de l’administration   publique (SNAPAP), du Syndicat national des corps communs et ouvriers professionnels de l’Education nationale (SNCCOPEN), du Syndicat national   autonome des professeurs de l’enseignement primaire (SNAPEP), de la  Fédération nationale des associations des parents d`élèves (FNAPE) et de l’Association nationale des parents d’élèves (ANPE).

La rencontre, d’aujourd’hui, a porté sur « les derniers développements survenus dans le secteur de l’Education nationale, sur fond de la grève illimitée et de ses répercussions sur la scolarité des élèves ». Nouria Benghabrit annonce, à cette occasion, avoir demandé aux services de sécurité d’ouvrir une enquête sur la protestation des élèves en soutien aux enseignants grévistes du CNAPESTE.

« Je pense que l’exploitation des élèves est une ligne rouge. Notre devoir est de les protéger. Aujourd’hui, j’ai demandé officiellement une enquête de la part des services de sécurité », explique-t-elle. S’exprimant sur la situation des enseignants grévistes, Nouria Benghabrit a précisé que son département se base sur les lois. « Nous appliquons la loi et ils ont le droit d’introduire un recours », ajoute-t-elle.

Massinissa Ikhlef

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