Grève dans l’éducation nationale, s’achemine-t-on vers l’année blanche ?

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Des représentants du conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique élargi (CNAPESTe)  ont été reçus par Mourad Zemali,  Ministre du travail, de l’emploi et de la sécurité sociale.

Cette rencontre est intervenue après celles d’autres représentants de syndicats dont le syndicat national autonome des professionnels de l’administration publique (SNAPAP). Cela n’a pas été du goût du premier cité qui a déclaré d’emblée que les pouvoirs publics (entendez le ministre de l’éducation nationale) doivent négocier avec le syndicat qui a appelé à la grève et non pas chercher d’autres interlocuteurs pour brouiller les cartes.

Le ministre Mourad Zemali, a rappelé aux grévistes l’illégalité de leur action et les a appelés à respecter la décision de justice qui l’a déclarée comme telle tout en mettant l’accent sur l’inexistence du concept de « grève illimitée » dans la loi 90/14. Il a également mis l’accent sur la disposition constitutionnelle qui garantit « le droit de l’enfant à l’éducation.»

Les responsables du CNAPESTe ont rétorqué que la décision de justice ne leur a pas été notifiée. S’agissant des lois de la république, « toutes les parties sont tenues de les respecter et de les appliquer » a-t-il ajouté estimant que le ministère de l’éducation nationale a brûlé les étapes en recourant à chaque fois qu’il n’a pas réussi à briser une grève directement à la justice. «Seules les négociations peuvent décider du lever ou non l’action dont nous sommes les initiateurs» ont affirmé avec force les représentants du CNAPESTe pour qui « avant de recourir à la justice, il y a d’abord des étapes juridiques à franchir, notamment la conciliation, la médiation et après, l’arbitrage de la justice tout en dénonçant le licenciement « illégal » des enseignants.

En effet, 581 enseignants, pour la seule wilaya de Blida ; sont déjà licenciés après avoir été destinataires de mises en demeure. Avec les enseignants de Bejaïa, ceux de cette wilaya sont en grève depuis trois mois pour des raisons administratives et pédagogiques.

C’est suite à la sourde oreille  des responsables de l’éducation nationale et en solidarité avec leurs collègues de Bejaïa et Blida que les syndicalistes du CNAPESTe ont appelé à une grève illimitée le 30 janvier dernier. Malgré des appels incessants et plusieurs marches de parents et d’élèves dans le but de faire reprendre les cours, les grévistes persistent et signent et demandent l’application de mesures et décisions prises en commun avec les représentants du ministère de l’éducation nationale et consignés dans des P.V. Alors que le Bureau International du Travail (BIT) a apporté son soutien aux grévistes, si aucune solution n’est trouvée d’ici une semaine, aucun rattrapage sérieux ne peut être envisagé et nous nous acheminons tout droit vers une année blanche, du mois pour les deux wilayas de Bejaïa et de Blida alors que les deux protagonistes, dans cette affaire,  campe chacun sur sa position.                                                                                                                                               Slimane Chabane

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