Le syndicalisme autrement

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La célébration du 62éme anniversaire (24 février 1956) de la création de l’UGTA (Union Générale des Travailleurs Algériens) et du 47éme anniversaire (24 février 1971) de la nationalisation des hydrocarbures s’est déroulée officiellement à Oran.

Cette célébration est intervenue, cette année, dans une conjoncture faite de conflits sociaux et de luttes syndicales. Et cela n’a pas été du goût d’Abdel Madjid Sidi Saïd, patron de la centrale syndicale puisqu’il est tombé à bras raccourcis sur les syndicats autonomes qu’il a qualifiés de toutes les épithètes. Les rendant responsables de tous les maux, il dénonce la « fawda » (désordre) qui a été la conséquence des différents mouvements de grève de ces derniers mois, notamment dans le secteur de la santé et de l’éducation nationale. Lui (le secrétaire générale de l’UGTA) préfère «donner, s’il faut, un coup de brosse à un responsable pour régler le problème d’un travailleur » plutôt que d’avoir à déclarer une grève pour qu’à la fin rien ne soit réglé. Sidi Saïd va plus loin dans ses accointances avec le pouvoir, en déclarant qu’il vaut mieux avoir, « comme c’est le cas aujourd’hui » à coté de soi un Ministre, un Wali, un P APW, un S.G. que de « les avoir contre ou en face de soi » Cela ne sert à rien si « on veut préserver cette paix sociale et cette stabilité si chèrement acquise pour notre Algérie».

Placée sous le slogan de « la femme syndicaliste et la femme travailleuse » et avec la collaboration de l’OIT (Organisation Internationale du Travail), cette célébration intervient dans le contexte de nombreux tiraillements au sein de l’UGTA. On parle même d’un mouvement de redressement menée par d’anciens membres de l’instance syndicale. Et pour cause, l’UGTA traverse depuis quelques jours des zones de turbulences, marquées notamment par la montée au créneau de certains « anciens » qui sont en faveur de «changements à la tête de la direction nationale de l’UGTA».

Toutefois, l’UGTA, de par son « importance stratégique » et son « choix de la stabilité politique» se voit toujours propulsée au-devant de la scène et accompagnée pour être plus forte que les autres. Elle se voit obligé de se rapprocher à chaque fois des centres de décision. Comme « la politique autrement », cela s’appelle du syndicalisme autrement.

Chabane Slimane

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