Elections en Libye, l’ONU déconseille

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Les élections ne sont pas près de se tenir en Libye pour des raisons de sécurité. En tout cas,  pour le moment, l’Organisation des Nations Unis les déconseille avant de réunir certaines conditions.

Entre autres préalables avancés par Ghassan Salamé, le représentant onusien en Libye, le désarmement  des milices qui font la loi dans ce pays. En effet,  les six millions de libyens détiennent 20 millions de pièces d’armes  tous types, calibres et toutes catégories confondues.

Selon l’émissaire de l’ONU « Un programme de désarmement représente, par conséquent, un gros défi » et couterait donc très cher. Un plan de désarmement « nécessite aussi au préalable la fondation d’un Etat légitime reconnu par tous », a-t-il dit.

En septembre dernier,  M. Salamé avait présenté devant le Conseil de sécurité de l’ONU un plan d’action censé mettre fin au chaos dans le pays, prévoyant notamment des élections législatives et présidentielles. Cependant, « Toutes les conditions ne sont pas réunies aujourd’hui » pour la tenue de telles élections, a déclaré M. Salamé au cours d’une conférence de presse tenue dernièrement à Tripoli. « Nous n’en avons réalisé pour le moment qu’une seule : le début de l’inscription des électeurs », a-t-il ajouté. Outre un référendum constitutionnel, « les Libyens doivent aussi adopter une loi électorale et réunir les conditions de sécurité nécessaires à l’organisation des élections. » a-t-il expliqué. « Mais le plus important est d’obtenir l’acceptation par toutes les parties en compétition des résultats des élections », avant même leur tenue, a-t-il ajouté, affirmant « espérer la tenue du scrutin avant fin 2018 ».

En ce moment, la situation en Libye est faite d’insécurité et de vrai désordre entre les différentes factions se disputant les  zones d’influence. Car, outre l’arsenal hérité du régime de Mouammar Kadhafi, tombé en 2011,  des armes continuent à rentrer en Libye via des frontières passoires alors que ce pays demeure plongé dans une interminable crise de transition la Libye est victime d’antagonismes ininterrompus entre milices armées et responsables politiques, malgré la signature il y a deux ans d’un accord sous l’égide de l’ONU.

Actuellement, Deux entités se disputent le pouvoir en Libye: un gouvernement de transition basé à Tripoli et présidée par Farradj, reconnu par la communauté internationale et une autorité qui exerce son pouvoir dans l’est avec le soutien du maréchal Khalifa Haftar. L’Algérie s’oppose depuis le début du conflit à une internationalisation via une intervention de puissances étrangères, elle reste attachée à une solution politique qui émergerait des libyens eux-mêmes.

                                                                                                Slimane Chabane  

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