Fréha (Tizi Ouzou) : Le maire RND en Sheriff désarmé

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Elu pour un second mandat lors des élections locales du 23 novembre 2017,  le maire RND de la commune de Freha, relevant de la daïra d’Azazga (à 31 km à l’est de Tizi Ouzou) s’est distingué en un temps record d’avoir les citoyens de cette commune contre lui.

Certains observateurs de ce qui se passe dans cette commune, rattachée à l’Aârch d’Aït Djennad, n’hésitent pas à le qualifier d’être « une marionnette » entre les mains de la nouvelle mafia du foncier de la wilaya de Tizi Ouzou. Et pour preuve, à moins de trois mois de son installation, deux membres de son exécutif, à savoir un vice-président du RND et un autre du FLN, ont demandé de quitter son équipe.

La réunion du remaniement de l’exécutif communal s’est tenue le lundi 12 mars, avant même que la permanisation de cette équipe ne soit validée par les services de wilaya. Si ce remaniement a été opéré lors de cette session de l’assemblée communale, il n’est secret pour personne que ce maire compte déjà à son effectif, deux délibérations annulées dont l’une est pour un poste fictif qui n’est autre qu’une élue FLN, désignée au poste de délégué à l’antenne de mairie du village de Kahra, alors que le siège de cette annexe est fermée (litige judiciaire) depuis environs dix ans. Les deux élus du FLN et RND qui ont démissionné de l’exécutif communal n’ont pas caché leurs mécontentements suite au conflit du maire avec la population du village Ajarar, où ce président de l’APC voulait à tout prix installer 882 logements sur une assiette foncière de ce même village.

Selon des proches de ces deux élus, la goutte qui a fait déborder le vase a été l’utilisation de la force publique par ce maire au comportement d’un Sheriff contre les opposants. D’autres estiment qu’à peine installée, l’assemblée communale de Freha plonge déjà dans une instabilité. C’est ce qui a poussé des responsables locaux du RND d’Ahmed Ouyahia, dont les anciens et actuels parlementaires de multiplier leurs réunions nocturnes à Freha puisque on avance que les autorités de la wilaya auraient annulées le projet de logements d’Ajarar. Pire encore, le même jour de la session de l’assemblée, le premier magistrat de commune a reçu une autre gifle venant cette fois-ci des habitants du lieudit « Bouzerzour » où le maire voulait imposer son « POS G1 ». Les représentants de 42 familles ont vite affiché leur opposition au moment où le président de l’assemblée voulait passer sa proposition à la délibération, sans prendre en compte l’opposition d’une centaine de familles au « POS G1 » depuis 2015.

Pas de deux sans trois : Au moment où un investisseur vient de lancer les travaux de construction d’une usine sur une assiette située dans l’aérodrome de Freha, dont il avait bénéficié en 1991, une pétition a été lancée pour l’ouverture d’une enquête foncière sur le bradage du foncier public et l’annulation du permis de construire délivré par le wali de Tizi-Ouzou à ce chef d’entreprise. L’aérodrome en question, situé sur 18 hectares, qui servait depuis plus de 15 ans aux athlètes de plusieurs pays pour piste du « challenge international Cherdioui » n’est pas le seul scandale foncier puisque la zone d’activité n’est pas épargnée : Un seul investisseur, qui n’est autre que le neveu d’Ahemd Ouyahia, occupe toute cette zone où il avait installé son usine de production de carrelage. D’ailleurs, les habitants de Freha sont inquiets puisque « l’intouchable » neveu d’Ahmed Ouyahia occupe aussi les alentours du stade du club CAF où il a installé, depuis fin 2015, une montagne de shiste transporté des environs d’Azeffoun pour la production du carrelage. La vie des sportifs et athlètes du mythique club de Freha, aux environs de 900, est en danger, notamment les footballeurs du CAF qui ne peuvent plus s’entrainer les jours du vent.

K.L

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