L’université de Bouira commémore le 19 Mars, fête de la victoire

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Le département de l’Histoire de la faculté des sciences sociales et humaines de l’université Akli Mohand Oulhadj de Bouira a organisé le 3éme colloque national sur les accords d’Evian et la période de transition. La célébration de ce 56éme anniversaire a été l’occasion pour de nombreux moudjahidin de la wilaya III d’apporter leur témoignage sur certaines phases de la révolution. Ces accords, rappelons-le, ont proclamé le cessez-le-feu en Algérie après une guerre qui a duré 07 ans et demi. En effet, à partir du 19 Mars 1962, les résultats des négociations entre la délégation conduite par le premier maquisard, Krim Belkacem, du coté algérien et celle française, conduite par Louis Joxe, ont mis fin aux combats entre l’armée française et l’ALN (Armée de Libération Nationale). Les intervenants à l’ouverture du colloque ont souligné, pour le docteur Djellaoui Saïd, l’origine sociale modeste des initiateurs de novembre et le déséquilibre entre, d’un coté un Etat fort et de l’autre une direction révolutionnaire sans grands moyens, et pour le Président de l’APW, le génie de ceux qui ont lancé la révolution. Ce dernier affirmera également que «l’Histoire a été falsifiée » non sans ajouter «un peuple qui renie son Histoire et sa civilisation est appelé à disparaître. » Pour sa part, Benalia Ouahiba, doyenne de la faculté organisatrice de la rencontre « a rendu hommage aux femmes combattantes qui se sont sacrifiées pour la liberté » tout en saluant la presse d’aujourd’hui et celle de la période de la révolution. Cependant, les invités de marque de cette rencontre ont été des Moudjahidin de la wilaya III historique que sont Ait Ahmed Ouali, Djoudi Attoumi, Ali Djouadi, Salah Ouzrourou et Louahab Mohamed.

Témoignage de Djoudi Attoumi

Pour l’ancien secrétaire de la wilaya III, « il y a trois conditions pour écrire l’Histoire : ne pas avoir peur, être objectif et l’authenticité. » il a également ajouté « J’ai écrit pour remettre Amirouche sur son piédestal, c’était un être exceptionnel, un génie, il vivait avec la troupe, on a essayé de ternir l’image d’Amirouche et de la révolution, si je n’avais pas écrit, j’aurais trahi. » Au sujet de Salah Zamoum, Djoudi Attoumi affirmera « il n’a jamais eu l’intention d’aller à des négociations, il n’a jamais trahi. Il était un des premiers maquisards et fidèle à novembre 1954. Il a dit à De Gaulle : je veux voir les 05 prisonniers et contacté le GPRA. » Le conférencier parlera aussi de 15 000 appelés algériens qui ont déserté l’armée française et rendra hommage à la femme combattante en déclarant « sans la participation de la femme, on n’aurait pas eu l’indépendance. » Au sujet des commissions chargées de mettre à exécution et de suivre le cessez-le-feu, Djoudi Attoumi ajoutera « quand j’ai reçu la décision de ma désignation membre de ces commissions, je me suis dit «comment allons-nous rencontrer les officiers français dont les mains sont tachées du sang des algériens. » Il parlera aussi des « quelques escarmouches qu’il y a eu pendant le cessez-le-feu. » A l’indépendance, Djoudi Attoumi sera nommé directeur de l’hôpital de Bouira d’où « le personnel médical français venait de partir. » Afin de combler le vide et de faire place nette, il agira comme il a pu « j’ai trouvé des harkis qui travaillaient à l’hôpital, je les ai remplacés par des moudjahidin et nous avons essayé de fonctionner comme on pouvait. » …
A suivre
Slimane Chabane

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