Oran : les sièges des associations FARD et AFEPEC seront ré-ouverts ce mardi

La décision portant réouverture des deux locaux, annonce la même source, est signée, aujourd'hui, par le Wali d’Oran.

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Fermés mercredi 28 février dernier par le wali d’Oran, les sièges des deux associations, FARD et AFEPEC, seront rouverts demain. C’est ce qu’ont annoncé, cet après-midi, les responsables de l’association pour l’épanouissement de la personne et l’exercice de la citoyenneté (AFEPEC).

La décision portant réouverture des deux locaux, annonce la même source, est signée, aujourd’hui, par le Wali d’Oran. Une première victoire pour ces deux Associations qui luttent pour obtenir leurs agréments.

La fermeture des locaux de ces deux associations a suscité l’indignation. Jeudi dernier, Neuf organisations nationales, dont la LADDH, la LADH, RAJ, CFDA et Tarwa N-fadma Nsoumer ont dénoncé «l’exclusion méthodique et programmée des acteurs associatifs autonomes de la vie publique et aussi la fermeture des espaces d’expression et d’organisation ».

« Les pouvoirs publics par cette décision réaffirment leur volonté d’étouffement et de mise à mort du mouvement associatif et des dynamiques sociales qui résistent encore au rouleau compresseur du pouvoir », avait précisé ces organisations dans leur communiqué.

Selon la même source, le motif avancé par le wali d’Oran pour justifier sa décision ne tient pas la route. Et pour cause, « FARD et AFEPEC se sont conformés à la loi 12/06 bien qu’elle est une loi scélérate et liberticide en flagrante contradiction avec la constitution algérienne et les conventions internationales ratifiées par l’Algérie ».

Le mouvement associatif autonome, rappelons-le, dénonce le contenu de cette loi qui « continue de ravager le mouvement associatif qui subit le harcèlement quotidien ». « Elle (la loi ndlr) traduit parfaitement les contradictions et les incohérences entre le discours et les pratiques du pouvoir et son administration en portant atteintes à liberté d’association, de réunion, d’organisation », condamnent les mêmes associations.

 

Massinissa Ikhlef

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