Université de Bouira ; 26 % seulement des enseignants utilisent l’e-Learning.

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Aujourd’hui, à l’ère du numérique, il ne peut y avoir ni économie du consommable, ni efficacité, ni gain de temps dans le secteur de l’enseignement, tous paliers confondus, sans l’enseignement électronique ; en anglais l’e-learning. Et pour cause, nos universités accusent un grand retard en la matière, ne parlons pas de nos écoles, collèges et lycées. Alors que dans les universités des pays du golfe, l’enseignement  électronique est obligatoire, « si vous ne l’utilisez pas, vous êtes tout simplement  virés » révélera un enseignant de l’université de Bouira, en Algérie, ce sont les enseignants qui l’utilisent qui font figure d’excentrique.  Au niveau de l’université Akli Mohand Oulhadj de Bouira, un autre enseignant dévoilera  que seulement 26 sur 650 enseignants, c’est-à-dire 04%, utilisent l’e-learning.  Ce constat  amer a été fait au colloque national sur l’enseignement électronique qui s’est tenu  aujourd’hui au sein de la dire université. Selon Mohamed Bennouar, enseignante à l’université de Bouira, « cette technique est économique ; elle utilise zéro papier, efficace parce qu’elle permet à l’administration le suivi du cursus des étudiants, et ces derniers de consulter, la correction, la notation et leur évaluation en même temps qu’ils peuvent poser des questions à leurs enseignants et faire des recours. » Officiellement, tout enseignant est censé utiliser ce télé-enseignement. « Cette méthode permet aussi la traçabilité, la transparence, l’évaluation de l’enseignement et permet de distinguer un «bon » d’un «mauvais »  enseignant » ajoutera le conférencier. Par l’intermédiaire de ce procédé,  les cours sont mis sur une plateforme et les étudiants ainsi que l’administration peuvent les consulter. « En cas de contestation et de litige, un étudiant peut engager un expert » dira l’enseignant.  Pour sa part, Leila Ouahrani, enseignante à l’université de Blida, commencera par définir les concepts que sont «l’enseignement » et «l’apprentissage. » La relation enseignant/étudiants dans le cas d’un enseignement et dans le cas d’un apprentissage a été mise en exergue. La même enseignante citera les avantages d’un tel enseignement comme « dépasser les limites spatiales et temporelles, accroître les liens entre  apprenants et enseignants et entre eux-mêmes, garantir l’égalité d’accès et de disponibilité des sites entre étudiants et enfin découvrir les nombreuses références et documentations. » Toutefois, la conférencière n’omettra pas de citer des blocages tels que les résistances aux changements propres à toutes les sociétés (on est ennemis de ce qu’on ignore), le manque d’experts dans l’e-learning, les faiblesses de l’infrastructure accompagnant le télé-enseignement … En conclusion, Madame Ouahrani  énoncera «il n’y a pas d’enseignement efficace sans évaluation » tout en reconnaissant que les deux enseignements, le classique et l’électronique, sont nécessaires et importants.      

                                                                                                 Slimane Chabane 

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