Blocage de l’APC de Fénaia : quand le choix du peuple déplait, des élus engouffrent toute une communauté

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À l’instar d’autres communes du pays, la municipalité de Fénaia –Il_Maten, présidée par M. Farid BALI, d’obédience RCD, se retrouve dans un engrenage général dû au mécontentement et au courroux illégitime des différents partis n’ayant pas acquis l’aval de leurs citoyens pour les administrer durant les dernières élections municipales. Un voile de deuil qui n’augure rien de bon mais imposé par des désenchantés qui taisent l’intérêt du peuple au profit de dividendes personnelles. Plus d’explications avec le Maire élu.

Rabah Kacimi: Monsieur BALI, vous êtes élu comme Maire de la commune de Fénaia –Il_Maten avec quel résultat numérique?

-F.BALI: Je suis élu, et plus exactement réélu pour la troisième fois successive par la majorité des habitants de ma commune. Pour ce troisième mandat, on était cinq listes en course et notre parti RCD a totalisé six sièges, et a donc remporté les élections municipales de novembre dernier avec une majorité incontestable.

 Rabah Kacimi: Pourriez-vous nous faire un résumé de vos réalisations durant ces dix dernières années?

-F.BALI: Notre commune a connu durant ces deux derniers mandats un essor sans précédent. A titre d’exemples :

-L’implantation du grand Parc Industriel sur les territoires de Fénaia _ El-kseur, une source d’offres d’emploi et de revenus conséquents et inégalables pour notre municipalité.

– Le bitumage de tous les chemins communaux et ceux de la wilaya.

– La réalisation d’un réseau de distribution d’eau potable pour toute la commune, ainsi que les réseaux d’adduction à coup de millions de dinars.

– L’unique commune de la wilaya qui dispose d’un service statistiques, accompagné de tous les documents comptables, du sommier de consistance et de tous les livres légaux; et ayant un suivi numérique détaillé sur son site officiel www.ifnayen.com

– De nombreuses acquisitions matérielles de grande envergure, ainsi que la réalisation de nouvelles infrastructures, etc.

Rabah Kacimi: A quoi est dû le blocage de votre assemblée ?

-F.BALI: pour faire court, la stagnation et le blocage de notre commune est une manœuvre délibérée et consentie par neuf élus des autres tendances politiques secondaires. La cause est ouvertement énoncée par ces derniers : le résultat des urnes ne les satisfait pas et ils se considèrent ayant un droit légitime de piétiner le choix de la population, de s’autoproclamer seuls acteurs légitimes pour présider Fénaia –Il_Maten et de demander les pleins pouvoirs. Et n’ayant pas obtenu satisfaction car les lois sont intraitables dans ce cas de circonstance, ces élus se métamorphosent de plus belle dans le sentier de l’absurde en engageant sur leur table de jeu une partie d’échecs au goût âcre de chantage, et où des milliers de citoyens et leurs intérêts sont mis en jeu en contrepartie de postes, de commissions et de faveurs personnelles.

Rabah Kacimi: Vous avez reçu dernièrement une nouvelle proposition de ces neuf élus et vous l’avez refusée. Pourquoi ?

-F.BALI: Oui notre refus est sans appel car les propositions reçues sont non conformes à la loi et inapplicables à cause de nombreux facteurs importants :

– Tout d’abord conformément à la loi, articles 69 et 70 du Code Communal, les vice-présidents sont choisis par le Maire, donc la législation ne nous permet pas de doter d’autres personnes de ce droit.

-Puis, la proposition des élus d’avoir deux représentants de la commune sort du cadre légal vu que, selon toujours le Code Communal, il n’y a qu’un seul représentant de la commune et c’est le Maire; nous ne pouvons pas inventer une loi pour les satisfaire.

– Aussi, nous déclinons leurs propositions pour la présidence des commissions car c’est le Maire qui propose les membres; conformément à l’article 32 du Code Communal. Et les membres élisent leur président comme le stipule clairement l’article 36 de la même source. L’assemblée ne désigne nullement les présidents des commissions; accepter cela serait un délit multiple de notre part.

– En outre, nous constatons malheureusement que leur offre est une proposition de blocage étant donné qu’ils ont pris le soin de proposer avec grande conscience des présidents de commissions qui ne seront pas permanents et qui ne seront pas détachés, sauf pour un seul d’entre eux. A quoi servira d’élire les personnes qu’ils ont choisies en sachant qu’ils ne seront pas permanents,     qu’ils ont un autre poste ailleurs, qu’ils seront continuellement absents, qu’ils ne pourront pas répondre aux obligations de leurs tâches et aux besoins du citoyens?

– Et enfin, nous ne pouvons attribuer de postes sensibles et des commissions à des élus qui ignorent les articles et les codes de loi qui érigent une assemblée.   En effet, nos confrères ne maitrisent pas la gestion communale, les sciences annexes à cette dernière, les lois, les articles et les chartes… et par conséquent, leurs profils ne coïncident pas pour ce genre de poste. Si nous prenons le risque de leur attribuer ces tâches, la gestion de la commune partira en faillite et le citoyen sera le premier dommage collatéral de leurs actions.

 Rabah Kacimi: Qu’avez-vous fait pour pallier ce blocage monsieur le Maire ?

-F.BALI: De notre côté, pendant plus de quatre mois, on a invité et organisé plusieurs rencontres avec différents élus afin de dénouer la situation, notamment  au bureau de l’APW et en présence de M. HADDADOU, M.CHABATI, notre élu M. BENYOUB et moi-même, ainsi que deux élus FFS  M. ADIDOU et M.AMARI.

Des rencontres qui malheureusement n’ont abouti à rien malgré les instructions positives et sages de la direction de leur parti. Les instructions n’ont pas été suivies par la section FFS de Fénaia Il-Maten, que nous remerciions singulièrement.

Nos propositions généreuses ont été refusées car comme l’a indiqué le FFS depuis le début dans sa correspondance: notre proposition d’alliance pour le bien de la commune « ne constitue pas actuellement une opportunité » pour eux.

Une vision également partagée par les autres quatre élus.

En dépit de tout cela, notre porte sera toujours ouverte au dialogue car seuls les intérêts des habitants de notre commune priment. Nous sommes là pour nos concitoyens et nous resterons dans la tradition du développement et du bien collectif ; notre ligne de travail depuis plus d’une décennie. Et comme le stipule un célèbre proverbe danois : « Le bien du peuple est la première loi ».

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