Bouira, plusieurs projets gelés

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Les entreprises de réalisation des projets d’Etat sont financièrement incapables d’honorer leurs engagements en l’état actuel des choses. Et pour cause, ces entreprises, pour la majorité d’entre elles,  pointent du doigt les autorités pour les retards dans le règlement de leur payement.  Ceci pose le problème de l’achèvement des projets à cause de l’arrêt des travaux au niveau de nombreux chantiers.

Certains projets ont été lancés avec une évaluation approximative, voire une surévaluation,  sans tenir compte des aléas économiques et/ou financiers dont les prix du pétrole qui font le yoyo depuis un certain temps. Alors que les recettes de l’Algérie ne dépendent que des valeurs de  l’or noir et de ses caprices, l’Etat algérien lance des projets d’envergure sans études approfondies ni projections sérieuses  pour se retrouver par la suite « étranglé » par une crise qu’il n’a pas vu venir.  Et on appelle ça « gouverner »

Un projet  d’une estimation de  180 milliards de centimes, lancé en  2013, est en retard de plusieurs mois sans compter la suspension qui a duré 06 mois. C’est le cas du nouveau siège de la wilaya.

Après une gestion aventureuse, l’on formule « des demandes de lettres de crédit » mais sans résultats. Les chantiers restent à l’arrêt avant leur gel par les pouvoirs publics. Que ce soit pour les grands travaux de réalisation, des logements, l’aménagement urbain et/ou des routes, les travaux de réfection des édifices publics … les travaux trainent et quand, tant bien que mal, ils sont achevés, soit ils tombent tout de suite en ruines car réalisés dans la précipitation (le cas des tronçons de l’autoroute est/ouest) ou ils sont laids et disgracieux parce que les matériaux ne sont pas bons comme de nombreuses bâtisses dont des logements à At Laaziz. Parfois, on réceptionne des projets quoique les travaux ne soient pas complètement achevés à l’image du square colonel Si El Hawes dans la ville de Bouira qui est dans un état déplorable.

Ces dix dernières années, 15 milliards DA devaient servir à financer des projets  d’aménagement urbain mais nos villes ne sont toujours pas bonnes à voir ni à visiter. Elles donnent une image hideuse de ses rues, de ses murs, de ses bâtisses et de ses trottoirs.  Ces derniers ont leur carrelage décollé qui fait que quand vous marchez dessus, vous avez une flaque d’eau qui vous éclabousse et vous mouille et vous salit tout le bas de votre pantalon.

On dit que « Gouverner c’est prévoir. » Chez nous, personne ne gouverne et aucun ne prévoit. Quand le peuple parle « développement »,  le pouvoir répond « crise. ». « Le gouvernement est en panne comme la charrette »  dixit un acteur du mouvement 80.

Slimane Chabane

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