Crise dans le secteur de la santé : un rassemblement des médecins résidents empêché à Alger

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Métro fermé, impressionnant dispositif sécuritaire à Alger et contrôle minutieux des identités des passants…La capitale a connu, aujourd’hui, une matinée particulière. Dès les premières heures de la matinée, plusieurs dizaines de policiers, en civil et en uniforme, ont occupé les principales places d’Alger : 1er mai, Grande Poste, place de l’Emir Abdelkader.

La situation était intrigante pour les passants qui s’interrogeaient sur les raisons de cette présence policière matinale impressionnante. Ils ne savaient pas que ces policiers ont été mobilisés pour empêcher la tenue d’un rassemblement des médecins résidents.

Pour empêcher l’arrivée de contestataires au lieu du rassemblement, les policiers n’ont pas hésité à vérifier minutieusement les identités des passants. Vers 9h30 déjà, les policiers occupaient toutes les routes menant vers les principales places, alors qu’à l’hôpital Mustapha Bacha a été encerclé.

Mais malgré cette présence renforcée de la police, plusieurs dizaines de manifestants ont réussi à atteindre la place de l’Emir Abdelkader. Sur place, ils ont tenté d’organiser un rassemblement avant d’être dispersés par la police qui ont procédé à des interpellations. Selon le collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra), les médecins interpellés sont conduits vers les différents commissariats.

Selon la même source, il y a eu même des blessés parmi les manifestants. « Il y a eu des bousculades, des résidents soulevés pour être mis de force dans les fourgons de police, des résidentes ont été tirées par les cheveux », dénonce un des délégués du Camra.

En réaction à ces arrestations, le Camra a appelé à un rassemblement au niveau du CHU Mustapha Pacha d’Alger, « jusqu’à la libération de tous les résidents appréhendés ». Selon le même responsable, « les gardes de nuit et des week-ends pourraient être suspendus par les résidents de tous les hôpitaux du pays si les résidents ne sont pas rapidement relâchés ».

Les médecins résidents, rappelons-le, sont en grève illimité depuis plusieurs mois. Et le bras de fer qui les oppose au ministère de la santé de cesse de se durcir.

Massinissa Ikhlef  

 

 

 

 

 

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