Malgré la mort des roses, des génies fleurissent à Blida

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Un jour des années 1990, sur les ondes de la Chaîne 3, une animatrice en toute bonhomie, répond ainsi à un appel d’auditeur de Blida : « Ahlane oua sahlane bi soukane madinate el wouroud » (Bienvenue aux habitants de la ville des roses). Ce à quoi, l’auditeur, d’une spontanéité déconcertante, rétorque : « Machi madinate el wouroude, madinate el baloute ! » (Ce n’est plus la ville des roses, mais celle des balles ! ».

C’était aux temps où des milices activant entre Béni Tamou et Médéa interdisaient aux citoyens de fumer et même de sortir avec leur femme si elle n’était pas « moutadjalbiba ».

Plus de vingt années après, malgré les grèves biscornues et discutables de l’université Saad Dahleb de Blida, un jeune auquel je tiens à rendre hommage, alors que je ne le connais ni d’Eve ni d’Adam, répondant au nom de Gouasmia Zakaria, est invité au mois de mai prochain à San Francisco. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il a été choisi parmi 60 concurrents dans le monde par la firme américaine Google qui le juge tout près d’un génie en informatique.

Zakaria est invité à assister au plus grand Congrès mondial dans le domaine de la technologie. Rien que cela ! Et dire que dans sa dechra perdue, on n’arrive pas encore à stérer le bâton qui doit corriger la femme, ni à avoir de l’eau dans les robinets sans parler du gaz naturel, quand, même pour une butane on a besoin de louer une auto ! Si l’information rapportée par tous les sites, s’avère juste, cela prouverait que dans notre système éducatif, faire grève ou pas ne change rien. Preuve en est, la wilaya de Tizi Ouzou, sujette à des grèves à répétition, a toujours été classée première au taux de réussite au BAC. De quoi réfléchir, non ?

Dans tous les cas, bon vent à Mister Zakaria qu’on retrouvera dans 20 ans, si Dieu nous prête vie, dans un centre de recherche…américain de toute évidence !

M. Kassi

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