Boumerdès Le développement local relégué au second plan

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Plus de six mois après l’installation de nouveaux P/APC, le développement local dans la wilaya de Boumerdès est relégué au second plan. La quasi-totalité des nouveaux maires ont trouvé des situations de blocage à tous les niveaux issus de l’ancienne mandature. D’autres P/APC ont trouvé une aubaine par les projets non lancés durant le mandat écoulé et profité de les lancer pour gagner un tant soit peu la sympathie de la population. « Nous avons trouvé une situation financière très difficiles. Etant la consommation des budgets octroyés non entamés, l’APC était endettée notamment par Sonalgaz et l’Algérienne des eaux », nous dira un élu d’une commune de l’est. Et d’ajouter « tous nos efforts étaient concentrés sur le rétablissement de l’énergie électrique et l’assainissement de la situation financière de la mairie afin de démarrer normalement les services. Car, en faite, une APC ne peut rester fonctionner avec un groupe électrogène ». Le wali de Boumerdès a vivement critiqué, récemment, les élus qui n’ont pas consommé les budgets alloués. Or, ce n’est plus les problèmes qui manquent dans la région. Alors pourquoi ne pas consommer ces budgets d’autant plus que le développement de la région connait un retard sur tous les niveaux. D’autres élus estiment que l’absence de prérogatives est l’une des causes de ce retard. Certains d’entre eux que nous avons rencontrés lors d’une cérémonie organisée pour honorer des élus ayant assisté à une formation sur la gestion des affaires de la cité, s’accordent à dire qu’en plus des prérogatives, la crise économique du pays a accentué la problématique de développement local. Le chef de l’exécutif, Abderhmane Madani Fouatih a, par ailleurs, annoncé la décision d’annuler les projets de développement inscrits en 2016 et qui ne sont pas encore lancés. Il a mis en garde contre les communes qui n’ont pas consommé leurs dotations et leurs interdits d’accéder à de nouvelles opérations de développement. Selon des statistiques fournies par la DPAT, près de 34,66 % du budget PCD est dépensé soit 271 opérations achevées sur 800 opérations inscrites. Pour ce qui est des plans sectoriels de développement (PSD), le taux d’exécution des opérations lancées avoisine les 65,70% soit 7 milliards DA sur 9 milliards octroyés.

Zitouni Youcef

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