Argent des travailleurs : la CNAS prête à la CNR

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L’agence de Bouira de la CNAS (Caisse Nationale d’Assurance Sociale) des travailleurs salariés a organisé aujourd’hui des portes ouvertes au niveau de son siège sis à la ville de Bouira. Dans un triple objectif de « sensibilisation, d’information et d’uniformisation des règles de prévention» selon le directeur d’agence, ces portes ouvertes ont été tenues en partenariat avec la Sonelgaz et la protection civile.
Avec plus de 320 000 assurés, la CNAS de Bouira enregistre depuis un certain temps des mécontentements, voire la colère de certains travailleurs qui voient leurs congés de maladie rejetés. En effet, alors qu’auparavant, le contrôle médical concernait uniquement les arrêts de travail de plus de trois jours, maintenant, même ceux d’une demi-journée sont contrôlés et peuvent être refusés. Le directeur de l’agence, Abdelli Mohamed Redha, explique que « certains arrêts de travail sont de complaisance et nous remarquons que certains «malades» n’achètent même pas leur traitement.» Le même responsable distingue entre le « rejet médical » qui dépend du médecin et le « rejet administratif » qui relève de leurs compétences et qui ne concerne que le délai de 48 heures du dépôt du document.
En matière de bilan pour l’année 2017, il a été enregistré 818 accidents de travail dont 17 mortels pendant que pour le premier trimestre 2018, il y a eu 197 accidents déclarés.
La majorité de ces accidents, survenue dans le BTPH (Bâtiment, Travaux Publics et Hydrauliques), est due à des négligences de l’employeur conséquent au non respect des normes de sécurité. « Certains fautes sont impardonnables, comme la chute de hauteur qui est la plus répandue alors que le travailleur n’a pas l’équipement de protection nécessaire et obligatoire» ajoute le directeur de la CNAS de Bouira. Les fausses déclarations et les non déclarations des travailleurs à l’assurance sont également des délits punis par la loi.
Toutefois, le dépassement le plus grave qui a tendance à se répandre et auquel on assiste de nos jours, c’est le non payement par certains employeurs privés des journées de fêtes officielles.
Nous avons appris aussi de la bouche du directeur de l’agence de Bouira que la CNAS a prêté de l’argent à la CNR (Caisse Nationale de Retraite) qui est déficitaire.

Slimane Chabane

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