Histoires que doit lire le « Patron » de l’UGTA

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Il y a 3 siècles ya Si Saïd que la fête du travail existe. Pour que vous ne transformiez pas cette zerda ou cette alima en triste commémoration, voici quelques élément recueillis dans Universalis qui vont, je l’espère vous réveiller de votre long sommeil apparatchik. Ouvrez bien les yeux, les oreilles et surtout votre cervelle si tant est que vous en avez une :
La fête du Travail est le nom de plusieurs fêtes qui furent instituées à partir du XVIIIe siècle pour célébrer les réalisations des travailleurs.
Dans certains pays, comme la France, elle se confond avec la journée internationale des travailleurs, fête internationale instaurée à l’origine comme journée annuelle de grève pour revendiquer la journée de huit heures, qui devint au XXe siècle une journée de célébration des combats des travailleurs. Elle est célébrée le er mai dans
de nombreux pays du monde et est l’occasion d’importantes manifestations du mouvement ouvrier. (ce serait-ce le cas chez nous demain ?).
Les premières « fêtes du Travail »
Les premières célébrations de « fêtes du travail » existent dès la fin du XVIIIe siècle, leur date varie selon le lieu et les époques.
Un ouvrier pourtant sans casquette à la Saïd, avait déclaré que « des travailleurs de la nature brute ont taillé et ouvragé toute la splendeur que nous contemplons. » Les ouvriers new-yorkais manifestèrent pour la première fois le mardi 5 septembre 1882. De l’hôtel de ville à la place des syndicats, 10 000 ouvriers marchent, inaugurant le tout premier défilé de la fête du Travail.
Fête du Travail et journée internationale des Travailleurs
La fête internationale telle qu’elle est célébrée de nos jours tire son origine des combats du mouvement ouvrier pour obtenir la journée de huit heures, à la fin du XIXe siècle3.
Aux États-Unis, au cours de leur congrès de 1884, les syndicats américains se donnent deux ans pour imposer aux patrons une limitation de la journée de travail à huit heures. Ils choisissent de lancer leur action le er mai, date du moving day parce que beaucoup d’entreprises américaines entament ce jour-là leur année comptable, et que les contrats ont leur terme ce jour-là, l’ouvrier devant déménager (d’où le terme de moving day) pour retrouver du travail. La grève générale du er mai 1886, impulsée par les anarchistes, est largement suivie8. Ils sont environ 340 000 dans tout le pays.
À Chicago, la grève se prolonge dans certaines entreprises, et une manifestation fait trois morts parmi les grévistes de la société McCormick Harvester. Le lendemain a lieu une marche de protestation et dans la soirée, tandis que la manifestation se disperse à Haymarket Square, il ne reste plus que 200 manifestants face à autant de policiers.
C’est alors qu’une bombe explose devant les forces de l’ordre. Elle fait un mort dans les rangs de la police. Sept autres policiers sont tués dans la bagarre qui s’ensuit. À la suite de cet attentat, cinq syndicalistes anarchistes sont condamnés à mort (Albert Parsons, Adolph Fischer, George Engel, August Spies et Louis Lingg) ; quatre seront pendus le vendredi 11 novembre 1887 (connu depuis comme Black Friday ou « vendredi noir ») malgré l’inexistence de preuves, le dernier (Louis Lingg) s’étant suicidé dans sa cellule. Trois autres sont condamnés à perpétuité. Lors du procès, le procureur Julius Grinnel déclare dans sa plaidoirie : « Nous savons que ces huit hommes ne sont pas plus coupables que les milliers de personnes qui les suivaient, mais ils ont été choisis parce qu’ils sont des meneurs ; Messieurs du jury, faites d’eux un exemple, faites-les pendre, et vous sauverez nos institutions et notre société. »
En 1893, le gouverneur de l’Illinois John Peter Altgeld gracie les 3 syndicalistes encore détenus, en raison de la fragilité de l’enquête et du processus judiciaire. Il déclare également qu’il suspecte le chef de la police de Chicago d’avoir organisé et peut-être même commandité l’attentat.
En 1889, la e Internationale socialiste se réunit à Paris, à l’occasion du centenaire de la Révolution française et de l’exposition universelle.
Sous l’impulsion de Jules Guesde et de son PO (Guesde inventera le terme de « fêtes du Travail » en 1889) et sur une proposition de Raymond Lavigne, cette Internationale décide le 20 juillet 1889 de faire de chaque 1er mai une journée de manifestation avec pour objectif la réduction de la journée de travail à huit heures (soit 48 heures hebdomadaires.
En 1920, la Russie bolchévique décide que le 1er mai sera désormais chômé et deviendra la fête légale des travailleurs.
Le pape Pie XII institue en 1955 la fête de saint Joseph artisan, patron des travailleurs, célébrée le 1er mai.
Vous remarquerez donc, que contrairement au Patron de l’UGTA, la fête du 1er Mai, n’est pas tombée du ciel.

M. Kassi

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