Islamisme radical: comment les wahhabites se sont attaqués à l’Algérie et à l’Afrique

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L’Algérie et les pays nord-Africains doivent faire sérieusement attention. Le Salafisme se diffuse à vitesse grand V dans la région et menace sérieusement de fragmenter les sociétés africaines qui pratiquent un islam modéré.

En effet, l’idéologie du wahabisme, estime le centre français de recherche sur le renseignement a conduit à une «fragmentation doctrinale croissante » de l’Islam africain. Cela, soutient Laurence-Aïda Ammour, sociologue et analyste en sécurité et défense pour l’Afrique du Nord-Ouest, constitue le terreau sur lequel prospèrent le « salafisme » et les organisations islamistes armées en Afrique.

La spécialiste confirme ainsi l’existence d’une offensive saoudienne qui veut semer son idéologie wahhabite et s’attaquer aux pratiques religieuses ancestrales. « Le salafisme constitue le terreau sur lequel prospèrent le salafisme et le djihadisme armé qui minent les sociétés africaines et s’exporte au-delà des frontières », explique-t-elle.

Selon elle, le Wahhabisme a commencé à se diffuser en Afrique dans les années 1960. Mais l’avènement du pluralisme politique dans les années 1990 dans de nombreux Etats africains « a ensuite permis, ajoute-t-elle, de renforcer cette offensive idéologique sur le continent ».

Le jeu malsain des ONG et fondation wahhabite

La diffusion de cette idéologie dangereuse s’est faite, via les ONG, les organisations transnationales et les fondations qui ont allié prédication et actions sociale et humanitaire. « Ces organisations ont investi financièrement et idéologiquement le continent africain – souvent avec la complicité des Etats – pour imposer leur interprétation conservatrice de l’islam », écrit encore Laurence-Aïda Ammour.

Selon la même source, cette stratégie d’influence ininterrompue mises en œuvre durant des décennies visait, en s’appuyant sur des relais locaux, « à saper les bases des hiérarchies traditionnelles de l’islam africain, combattre les confréries soufies et bannir les pratiques religieuses ancestrales ».

« Les nouveaux adeptes africains du wahhabisme formés dans les universités du Golfe qui s’opposent ouvertement aux institutions maraboutiques afin d’assujettir l’espace public (…) constitue la lame de fond du projet », souligne-elle.

C’est en tout cas, ce que font actuellement les adeptes du salafisme en Algérie. Des disciples du chef Salafiste saoudien, Rabii Al-Madkhli, déclare « impie » tous ceux qui ne suive pas leur orientation religieuse radicale.

Massinissa Ikhlef 

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