Le Ramadan, une aubaine pour les spéculateurs.

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A chaque début de Ramadan, le marché Tnache, situé dans le quartier de Belouizdad,  devient très fréquenté dès son couverture tôt le matin. Il est également l’un des plus fréquentés de la capitale. Les clients qui se présentent à ce marché pour faire leurs emplettes, avouent que les prix affichés ont connu une hausse importante. Toutefois, de nombreux citoyens reconnaissent que les augmentations ne sont pas celles vertigineuses des dernières années.

A titre d’exemple, le prix du kilo de tomate, qui constitue l’élément de base de la chorba, est à 140 DA, celui de la courgette à 160 DA, la carotte est cédée à 100 DA, les haricots verts à 200 DA, le poivron à 120 DA, le piment à 160 DA, les petits pois à 60 DA.

Le citron est à 300 DA, la pomme de terre à 55 DA, la barquette de fraise à 200 DA et le kilo de bananes à 280 DA. Une jeune femme, venue faire ses courses ce matin, trouve que les prix sont presque corrects. Ces dernières années, la hausse des prix est moins vertigineuse. Plus loin, un homme d’un certain âge ne partage pas cet avis optimiste.

Elle ressasse son amertume contre certains commerçants, notamment s’agissant du prix de la tomate qui reste un aliment de base pour certain plats de carême. La courgette est aussi une nourriture très prisée en ce mois de jeûne. Et il arrive qu’elle atteigne le tarif de 300 DA en certaines années.

D’une manière générale, l’augmentation des prix de certains produits est due à la ruée des citoyens sur certains aliments à la veille du ramadan par crainte de ne pas trouver ce qu’ils cherchent.  La multiplication des points de vente durant le mois sacré et la multiplication des marchés de proximité ont permis d’atténuer les rushs et les grandes affluences au niveau des quartiers populaires mais n’a pas réduit la hausse des prix par la concurrence.

En tout, « 159 marchés de proximité ont été installés sur le territoire national, en plus de ceux déjà existants » a annoncé M. Djellab, ministre du Commerce, précisant que la capitale comptait, à elle seule, 9 points de vente. Dans le but de faire face aux mécontentements somme toute naturels des consommateurs, l’Etat tente de reprendre en main les choses en récusant toute augmentation. «Les produits sont disponibles en quantités suffisantes et une hausse des prix serait injustifiée en ce mois sacré», a essayé de justifier le ministre.

Selon des statistiques, les Algériens vont consommer quelque 10 millions de quintaux de fruits et de légumes et environ 8 millions de tonnes de viandes. Un enjeu commercial et financier énorme pour les commerçants. Ces derniers vont tirer leur épingle du jeu. Tous les moyens sont bons pour s’enrichir.

                                                                      Slimane Chabane  

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