Patrimoine de l’humanité : un projet maghrébin commun pour le Couscous

L’Algérie, le Maroc et le Tunisie, la Libye et la Mauritanie se sont mis d’accord pour présenter un projet commun.

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Les pays du Maghreb, l’Algérie, le Maroc et le Tunisie, la Libye et la Mauritanie se sont mis d’accord. Ils présent officiellement un projet commun pour classer le couscous comme patrimoine immatériel de l’humanité. C’est ce qu’a annoncé, aujourd’hui à Paris, le ministre de la culture Azzeddine Mihoubi.

« L’Algérie, le Maroc, la Mauritanie, la Tunisie et la Libye se sont réunis à Alger, il y a quelques jours, et se sont accordés pour proposer le couscous à l’inscription par l’Unesco comme le  produit de savoirs et de savoir-faire millénaires et la source de valeurs et de pratiques en faveur du vivre ensemble dans la paix », explique-t-il à l’occasion de l’inauguration de la Semaine africaine à l’Unesco.

Une nouvelle que salue, d’ores et déjà, la France qui s’est félicitée de ce projet tout en qualifiant cette démarche de « pertinente ». « Faire inscrire le couscous sur la liste du patrimoine immatériel de l’humanité est une proposition qui peut sembler pertinente », explique le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères à une question d’un député qui souhaitait le soutien de la France à cette démarche au sein de l’Unesco.

Dans sa réponse écrite, le ministère français s’est félicité de ce projet d’inscription tout en disant ne pas envisager de « s’associer la France à la démarche commune » des pays du Maghreb.  « C’est pourquoi, tout en se félicitant de ce projet d’inscription, la France n’envisage pas de s’associer elle-même à la démarche commune de l’Algérie, du Maroc, et de la Tunisie », souligne.

Dans sa réponse publiée mardi dans le Journal Officiel, le MAE français a relevé qu’en dépit du fait que le couscous est devenu un plat très populaire en France depuis plusieurs années, que « ce n’est jamais un plat en tant que tel qui est inscrit sur la liste du patrimoine immatériel, mais un art ou une technique culinaire ». « Il ne suffit donc pas d’être consommateur d’un plat pour revendiquer son inscription, il faut pouvoir montrer que l’on possède un savoir-faire particulier », explique-t-il.

Massinissa Ikhlef 

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