Appels au 5ème mandat : le RCD appelle « à contrer un affront de trop pour le pays »     

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Le rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) dénonce les multiplications des appels au 5ème mandat du chef de l’Etat provenant des tenants du pouvoir et la volonté affichée d’imposer au pays « un affront du plus ». « Les suppliques clownesques et ridicules adressées par les caudataires du régime à un chef de l’Etat grabataire pour qu’il viole encore une fois la constitution en se présentant à un autre mandat ont fini d’humilier la Nation entière aux yeux de l’opinion internationale », explique le parti.

Dans un communiqué rendu public, à l’issue de la réunion de son secrétariat national, tenue vendredi dernier, le RCD « appelle tous les patriotes à rester en alerte pour contrer un affront de trop pour le pays ». A moins d’une année du rendez-vous présidentielle de 2019, le pouvoir et ses soutiens tentent de fermer le jeu en imposant, contre vents et marrées, la candidature d’un président qui peine à boucler son quatrième mandat.

Après le FLN et l’UGTA, rappelons-le, le secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia invite, lui aussi, le chef de l’Etat à briguer un 5ème mandat, en dépit de la dégradation de son état de santé.

Ces appels interviennent au moment où, ajoute le RCD, où « le statu quo est érigé en programme politique » d’un pouvoir qui ne voit pas le cap. « Ni les alertes des partis de l’opposition sur la gouvernance ni celles d’organismes internationaux sur les retombées néfastes sur la situation économique induite par une politique de dépenses tous azimut n’ont pu infléchir l’action des pouvoirs publics toute fondée sur « comment tenir le coup » jusqu’à l’élection présidentielle de 2019 », note le parti de Mohcine Belabbas.

Et d’ajouter : « A l’inflation qui mine le budget de larges couches de la population, l’exécutif se contente d’exhiber avec désinvolture les chiffres obsolètes de l’ONS. C’est le même scénario sur le plan politique et des atteintes aux libertés ».

« Des diplomates qui chauffent les bancs »

Revenant sur le dernier revers du ministère du Travail à l’OIT, le RCD dénonce l’attitude des autorités algériennes qui, au lieu « de prendre des mesures pour lever la condamnation de l’Algérie par le BIT dans la prochaine session de l’OIT, suggère le retrait de cette instance au motif que « nous subissons un traitement injuste depuis le déclenchement du printemps arabe ».

« Il est de notoriété publique que les syndicats autonomes sont traqués et leurs dirigeants contre lesquels la justice est instrumentalisée subissent pressions et chantages », rappelle le parti, qui condamne aussi le répression violente des mouvements sociaux comme la mobilisation des médecins résidants et la traque de blogueurs qui culmine avec la condamnation de Marzouk TOUATI à une peine de prison ferme complètent le tableau de la fermeture de la scène nationale.

« Le marasme de la vie politique voulu et imposé complique toute lisibilité. La vie institutionnelle est suspendue aux apparitions de plus en plus rares du chef de l’Etat qui a réduit son autorité « aux rappels à l’ordre » d’un premier ministre qui ne semble avoir aucun pouvoir sur l’administration, tout département confondu », indique le parti.

A cette atonie sur le plan interne, ajoute le RCD, le pays n’a plus de voix au plan diplomatique. « Quand ils ne traquent pas les marocains, qui le leurs rendent d’ailleurs bien, nos dirigeants chauffent les bancs des instances régionales et internationales alors que le monde et notre région d’influence subissent des bouleversements qui risquent de redessiner les rapports de forces et la mainmise sur les richesses pour une longue période », déplore le RCD.

Massinissa Ikhlef 

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