Bouira : amazighisation de l’environnement, dites-vous ?

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De nouveaux panneaux de signalisation routière ont vue le jour récemment dans la périphérie de la ville de Bouira et ailleurs. Ils indiquent la direction de certaines institutions et les lointaines wilayas telles qu’Alger, Constantine … Le hic est que ces plaques, en vert et blanc (est-ce une référence aux couleurs nationales ?) sont écrites et implantées après la constitution de février 2016 qui fait de Tamazight une langue nationale et officielle.
Le peuple algérien aurait compris ; nous sommes tellement compréhensifs et faisons preuve de responsabilité plus que les responsables, comme cela a été dit par un responsable politique, que les autorités au niveau national ne puissent pas refaire tout de suite tous les panneaux d’indication. Mais quand on en installe de nouveaux et que tamazight en soit absente, là, il y a de quoi se poser des questions sur la réelle volonté du pouvoir de réhabiliter l’amazighité dans toutes ses dimensions et dans tous les domaines et secteurs dont l’environnement, l’espace vital et immédiat du citoyen.
L’amazighisation de l’environnement dans la wilaya de Bouira et au niveau national doit toucher également la toponymie et l’hydronymie, notamment ce qui était en tamazight depuis toujours et que l’arabisation à la hussarde avait parfois injustement, non seulement arabisé mais transformé en monstres linguistiques du genre « oued assif b udrar », « oued ighzer ameqqran », «koudiat asserdoun» …
L’amazighisation de l’environnement, ce n’est pas évident. Il est même en train de reculer, comparé aux années où ce sont des militants du mouvement culturel eux-mêmes qui ont pris en charge financièrement et matériellement, entre autres, l’écriture en langue amazighe des enseignes commerciales et devantures des magasins au niveau notamment du chef-lieu de wilaya. C’était dans les années 90 et les commerçants avaient affiché un enthousiasme authentique et montré une disponibilité particulière.
Aujourd’hui, l’Etat dit une chose et fait son contraire.  Et tamazight : langue nationale et officielle doit trouver son application partout dans les domaines de la vie publique et institutionnelle si réellement il y a une volonté politique. Le citoyen est sceptique et il y a de quoi.     
 
                                                                                                             Slimane Chabane 

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