Bouira, des citoyens condamnés à des peines de prison ferme

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

Plusieurs citoyens, entre lycéens de Taghzout et étudiants de l’université Akli Mohand Oulhadj, ont été condamnés, en première instance, à des peines de prison ferme hier jeudi par le tribunal de Bouira. Les accusés devaient  répondre des chefs d’accusation « d’atteinte à l’ordre public, agressions sur des agents des forces de sécurité, dégradation de biens publics et appel à un attroupement non armé. » Ils ont comparu, jeudi 28 Juin, devant le tribunal criminel de Bouira.

Ces étudiants avaient, rappelons-le, participé à des manifestations pacifiques avec des centaines de leurs camardes en décembre dernier au niveau du chef-lieu de la wilaya de Bouira. Au cours de la même période, il y a eu plusieurs marches réprimées et/ou empêchées suite à la proposition qui a été faite au niveau de l’APN, alors en session, de réduire le budget alloué à la promotion et à l’enseignement de la langue amazighe. Ce qui s’avère avoir été une proposition de généralisation de tamazight qui a été bloquée par des députés à l’intérieur de l’hémicycle a fait sortir dans la rue des milliers de citoyens dans les wilayas de la Kabylie.

Les manifestants avaient pris part à des marches pacifiques pour revendiquer la généralisation de l’enseignement de la langue amazighe qui se faisait au compte goutte avec quelques postes budgétaires par année. Les forces de police avaient alors procédé à une vague d’interpellations dans les rangs des marcheurs qui ont participé aux manifestations pacifiques. C’est sept mois après,  alors que Yennayer, jour de l’an amazigh, avait été décrété journée de fête officielle chômée et payée que ces citoyens sont convoqués devant la justice et condamnés.

                                                                                                             Slimane Chabane  

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

%d blogueurs aiment cette page :