« Grand dictionnaire Français-Tamazight » : Son auteur, Idres Abdelhafid, honoré

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Il y a quelques jours, le Haut Commissariat à l’Amazighité rendait hommage à Abdelhafid Idres, auteur du « Grand dictionnaire Français-Tamazight », paru dans le sillage du dernier Salon international du livre d’Alger (Sila).

Coédité par le Haut-Commissariat à l’Amazighité (HCA) et l’Entreprise nationale des arts graphiques (ENAG), à l’occasion de la célébration du centenaire de la naissance de Mouloud Mammeri, cet ouvrage de 2000 pages et comptant plus de 65700 mots est considéré comme l’œuvre « la plus aboutie et la plus complète du genre ».

L’auteur, âgé de 72 ans, y a consacré plus de 13 années de recherches. Cette longue période de recherche n’a pas été un long fleuve tranquille puisqu’aux ennuis techniques auxquels il a dû faire face (pannes informatiques qui l’ont obligé à remplacer son ordinateur), sont venus se greffer de graves problèmes de santé (cinq hospitalisations, cinq interventions chirurgicales, alité pendant plusieurs mois, deux années de rééducation à l’hôpital spécialisé d’Ilmathen, une acuité visuelle et une ouïe en baisse et deux paralysies faciales). Toutefois, cela ne l’a pas empêché de lire des centaines d’ouvrages de référence et des glossaires issus des 14 variétés linguistiques en tamazight, consignant à chaque fois remarques et notes.

A ce titre, il confiera : « C’est avec du courage, de l’amour pour ma culture que j’ai tenu. Sans cela, j’aurais certainement abandonné, il y a longtemps. En étant alité dans un lit d’hôpital et obligé d’écrire pour terminer cet ouvrage, je peux vous assurer que ce n’est pas évident du tout, d’autant que l’aide que j’ai eue était ponctuelle, du moins temporaire. Si on y ajoute la transcription de certaines lettres qu’il a fallu inventer car ne figurant pas sur mon ordinateur…C’était franchement fastidieux ».

Au cours de la cérémonie organisée par le HCA en son honneur, l’auteur a déclaré avec une émotion non feinte : « C’est une œuvre pour la génération future, qui s’en servira comme support dans ses travaux littéraire et linguistique dans le domaine amazigh » et d’ajouter « J’ai la certitude qu’il y a la relève dans le domaine ».

Evoquant ses projets, Abdelhafid Idres confiera que, si son état de santé le lui permet, il espère pouvoir se consacrer aux cent fables du monument de la chanson kabyle, Slimane Azem, à travers l’écriture et l’édition.

Natif de Djoua (Aït Bimoune) en 1946, Abdelhafid Idres, après quelques années au ministère de la jeunesse et des sports en tant qu’éducateur, il rejoint la DRGB de Sonatrach. Retraité en 1999, il décide de se consacrer à la recherche sur sa langue et sa culture maternelle.

Kahina A.

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