Boumerdès, l’escroquerie prend en otage des promoteurs ANSEJ

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L’escroquerie n’a pas de frontière et de religion. Plusieurs promoteurs ANSEJ de la wilaya de Boumerdès ont été volés par des fournisseurs fantoches. Ces derniers leurs proposent des services juste au début des procédures d’octroi d’un crédit d’investissement. Une fois le promoteur en possession de l’accord de la banque qui remettra un chèque, le fournisseur s’éclipse à jamais sans laisser aucune trace.

C’est le cas d’un ingénieur d’origine de la ville des Issers qui s’est rapproché des bureaux d’ANSEJ pour un créer son projet en plâtrerie. Après avoir suivi les procédures et les modalités de création de sa fabrique, le promoteur s’est adressé à un fournisseur de la région qui lui a attribué des documents dont les fameuses factures pro-formats pour l’acquisition des équipements et du matériel nécessaires pour le lancement de son projet. Après une attente qui aura duré plus de huit mois, le promoteur a reçu l’accord de la banque qui lui a transmis un premier chèque pour l’achat d’équipements. Le promoteur n’a fait que retransmettre le chèque à son soit disant fournisseur. Ce dernier s’est éclipsé et n’a jamais reparu depuis, laissant ainsi le promoteur dans une situation insupportable.

Selon le promoteur, l’ANSEJ s’est dit « totalement non concerné » et c’est au promoteur de prendre toutes ses dispositions « afin qu’il ne tombe pas dans les mains de la mafia. »

Le tribunal est alors paru, dans de telles situations, comme l’unique recours pour la victime. « Nous aurions aimé que même l’ANSEJ s’interfère dans ce genre de cas afin de protéger son argent et le promoteur », nous dira le jeune investisseur. Et depuis, l’affaire est devant les tribunaux administratifs de la région. Le promoteur qui rêvait d’un projet n’a pas pu le concrétiser et l’ANSEJ ne pourra pas recouvrer son argent surtout que le phénomène connait une amplification dangereuse. Depuis 1997, l’ANSEJ a pu financer plus de 8000 projets dans l’industrie, le bâtiment et les services. Mais peu d’entreprises réussissent en raison notamment du manque de suivi des projets. La loi autorise les institutions publiques à préserver 20 % des projets aux entreprises créées dans le cadre ANSEJ mais sur le terrain peu d’entreprises accèdent à la concrétisation de leurs projets. La rigueur budgétaire venue suite à « l’austérité » a accentué la situation périlleuse des micro-entreprises qui n’arrivent pas à dénicher de projets alors que certaines d’entres elles risquent de mettre la clef sous le paillasson.

Zitouni Youcef

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