Boumerdès, « parkings gratuits » dites-vous ?

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Les estivants qui veulent profiter du soleil et de la mer à Boumerdès sont surpris par « le racket » dont ils font l’objet au niveau des parkings de voitures. A la surprise générale et à quelques jours seulement de l’ouverture officielle de la saison estivale et contre les instructions du ministère de l’intérieur quant à la gratuité des plages et des parkings, l’APC de Boumerdès vient d’instaurer une sorte de « taxe » en faisant payer les estivants la somme de 100 DA de contrepartie pour garer leurs voitures.

Des dizaines d’agents ont été déployés au niveau des plages de la commune pour veiller au paiement des droits de parkings alors que l’année passée, le parking était gratuit. « Nous sommes aussi stupéfaits », nous dira un estivant d’Alger qui vient de garer sa voiture au parking dit « Bouzegza. » Cet endroit, propriété de l’APC était longtemps cédé gratuitement à un privé pour garer ses bus alors qu’il constituait une entrée solvable pour les recettes de l’APC.

Dans toutes les plages de la wilaya, la gratuité n’est pas pour demain. A Cap Djenet, des gens avec de gourdins continuent à forcer les estivants à payer 100 DA de parking alors qu’ils ne leur donnent qu’un ticket de 50 DA. Où est l’autorité ? L’absence de toute organisation et des infrastructures pouvant accueillir dans de bonnes conditions les estivants laisse un champ libre aux voyous et autres profiteurs de tous bords qui règnent en roi au niveau des lieus publics mais dans ce cas, Boumerdès avec la bénédiction des « Elus » du peuple.

Il est devenu pratiquement impossible de passer des vacances dans la tranquillité et la quiétude dans cette région qui offre plus de 80 kms de belles côtes sous exploitées par ailleurs. Mais au lieu justement de chercher à étendre la zone touristique, on choisit de la rendre inviable à ses concitoyens. Le secteur du tourisme qui constitue une valeur ajoutée à l’économie locale notamment durant les temps de crises, est mal géré. Au lieu d’attirer le plus d’estivants, on fait tout pour que ces derniers partent ailleurs, en Tunisie où au Maroc. Chez nos responsables, ça s’appelle « relancer le tourisme intérieur et valoriser le patrimoine national. »

Youcef Zitouni

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