Ecole des beaux-arts : des œuvres d’Issiakhem abandonnées à la moisissure   

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Le scandale a été révélé par l’artiste sculpteur, Hamid Aftis. Des œuvres du célèbre et grand peintre algérien, Mohamed Issiakhem sont abandonnées à la moisissure dans le sous-sol de l’école des beaux-Arts. Gravissime ! Hamid Aftis a diffusé, le 8 juillet dernier, des images choquantes sur le réseau social, Facebook.

Sur ces images qui, écrit-il, sont prises au sous-sol de cette Ecole censée être l’endroit où l’art est respecté et protégé, on voit des tableaux d’Issiakhem dans un état lamentable. «Au sous-sol du musée national des beaux-arts d’Alger des toiles détériorées, des fragments de peinture arrachés telle est l’État de l’œuvre d’Issiakhem, l’artiste, dont même Google a célébré l’anniversaire le mois dernier », écrit-il en guise de commentaire aux photos publiées sur page Facebook.

Pourquoi ce laisser aller ? Les responsables de l’Ecole qui ont abandonné de telles œuvres n’ont visiblement rien à voir avec l’art et ne connaisse pas la valeur des tableaux de l’artiste. Les autorités, dont le ministère de la Culture, sont vivement interpellées. Car traiter des pièces d’arts d’un grand peintre comme Issiakhem constitue une véritable atteinte au patrimoine culturel national.

Ce scandale ne doit pas passer sans conséquences. La Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) a rapidement réagi à travers son vice-président Saïd Salhi. Ce dernier a appelé les autorités concernées à agir pour préserver ce patrimoine national. Sur la page de Hamid Aftis, beaucoup d’amoureux de la culture ont dénoncé cet état de fait sur les réseaux sociaux.

Selon eux, il s’agit d’un comportement scandaleux qui intervient moins d’un mois après la célébration du 90e anniversaire de la naissance de ce géant et un des fondateurs de la peinture moderne en Algérie. Mohamed Issiakhem, décédé le 1er décembre 1985 à Alger, a eu droit un grand clin d’œil du géant Google.

Ce dernier a en effet remplacé son sigle par un portrait peint de l’artiste en rappelant « que s’il était encore de ce monde, l’homme aurait fêté, en ce 17 juin 2018, son 90ème anniversaire ».

Massinissa Ikhlef 

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