Education : les oulémas veulent freiner la roue de la réforme  

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Le courant islamo-conservateur ne décourage pas. Ayant fait de l’école algérienne une arène privilégiée pour imposer leur orientation idéologique depuis les début des années 1970, les membres de ce courant veulent freiner la roue de la réforme de l’éducation, menée par la ministre en charge du secteur, Nouria Benghabrit.

Cette fois-ci, c’est le président de l’Association des Oulémas, Abderrazak Guessoum qui monte à nouveau au créneau pour ressasser son refrain habituel contre toute modernisation de l’école algérienne. Encore une fois, le successeur d’Abderrahmane Chibane s’attaque violement à la ministre et ses réformes qui serait, selon lui, inspirées par « des experts étrangers ».

Abderrazak Guessoum fait feu de tout bois. Il ne se gêne pas de reprendre une fausse information pour tirer sur la ministre. En effet, dans un éditorial publié dans le journal de l’Association « El-Bassair », il prétend même que « les réformes actuelles sont conçues « dans les laboratoires étrangers ».

Se prenant pour le gardien du temple Algérie, le premier responsable de l’Association des Oulémas juge que « ces réformes sont étrangères à nos valeurs et à notre personnalité». « Cette réforme est condamnée à produire des enfants qui seront tout sauf des algériens nationalistes et fiers», estime-t-il.

Poursuivant, Abderrazak Guessoum affirme aussi que l’intégrisme ne peut être combattu avec une telle réforme. « L’intégrisme règne justement en l’absence de la pensée de l’éducation islamique authentique et la mauvaise éducation résulte de l’éloignement de l’enfant algérien des constituants de sa personnalité, de son identité et de son socle patriotique», écrit-il.

Sans révéler son arrière-pensée, le chef de file des oulémas donne l’exemple « des juifs qui viennent de donner une dimension religieuse à leur prétendu Etat et qui insistent sur la judaïté dans les différents examens et concours ». Le chef des oulémas algériens termine son article en mettant en garde contre la tentation de «jouer avec l’avenir des élèves».

Massinissa Ikhlef 

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