Fête du bijou d’Ath Yenni: Un héritage à valoriser

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Alors que se tient jusqu’au 29 du mois en cours, à Maâtkas, la 8e édition du Festival national de la poterie, Ath Yenni accueille depuis hier, sa traditionnelle grande fête du bijou.

A l’instar des autres éditions, cet événement culturel incontournable promet, pour sa 15e édition, d’être aussi riche et festif que les années précédentes.

Les organisateurs qui s’attèlent depuis plusieurs mois à la préparation de l’événement espèrent que le riche programme arrêté pour la circonstance satisfera les goûts éclectiques des centaines de visiteurs attendus cette année encore à ce rendez-vous annuel.

Expositions-vente de bijoux et d’objets issus de l’artisanat local et national, animation artistique et culturelle, rencontres-débats sont prévus tout au long de cette fête prévue jusqu’au 3 août prochain.

Ils seront donc plus d’une centaine d’artisans locaux et plus d’une cinquantaine d’autres régions à faire montre de leur dextérité et d’un savoir-faire hérité de leurs aînés et qu’ils tentent contre vents et marées de préserver et de pérenniser.

C’est d’ailleurs dans cette perspective que les organisateurs veulent, cette année, franchir un nouveau pas, en proposant le classement du bijou d’Ath Yenni au patrimoine mondial de l’Humanité. Une entreprise ambitieuse mais qui vaut d’être tentée, tant cet héritage ancestral ancré dans l’histoire et la tradition de la région mérite d’être sauvegardé car il constitue la mémoire et l’identité de tout un peuple.

Symbole de raffinement

Transmis de génération en génération, le bijou kabyle est connu pour ses couleurs vives et la finesse de son exécution. Réalisé en argent, il est incrusté d’émaux et de coraux, ce qui lui confère une valeur ajoutée. Il faut savoir que les plus grands orfèvres de Kabylie sont ceux de la région d’Ath Yenni dont le savoir-faire familial se transmet de génération en génération.

Aujourd’hui, les artisans bijoutiers d’Ath Yenni et d’ailleurs, tels des gardiens de la mémoire, continuent à faire ce métier avec la même passion et le même amour, perpétuant ainsi un patrimoine qui continue à défier le temps et ses aléas. Renouvelant sans cesse leur inspiration, ils ne cèdent pas pour autant totalement au vent de la modernité, préférant allier tradition et modernité dans des bijoux tous aussi beaux et originaux les uns que les autres.

Il faut reconnaître, toutefois, que malgré la bonne volonté des artisans, ce métier reste menacé de disparition, en raison des nombreuses difficultés que rencontrent les bijoutiers, notamment concernant l’approvisionnement en matière première. Cette dernière est, en effet, de plus en plus rare et de plus en plus chère mais il y a aussi la difficulté à trouver cette relève qui accepte d’apprendre un métier qui requiert patience et dextérité, lui préférant des métiers faciles et surtout plus lucratifs.

Kahina A.

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