Narimane Mezghiche et Sarah Belahnach exposent à Ezzou’Art

Sensibilités féminines

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Depuis le 30 juin et jusqu’au 15 du mois en cours, la galerie « Ezzou’Art » du Centre commercial et de loisirs de Bab-Ezzouar accueille une très belle exposition de peinture présentée par deux artistes-peintres au talent avéré.
Dès que l’on franchit le seuil de la galerie, notre regard est happé par cette symphonie de couleurs qui donnent au lieu une chaleur incommensurable.
Sur les cimaises de la galerie, des peintures à l’huile et des aquarelles se laissent voir et admirer. Les thématiques abordées par ces deux artistes sont multiples mais se rejoignent dans un message commun : la valorisation de notre patrimoine matériel et immatériel.
Présentant une série d’aquarelles, Narimane Mezghiche laisse le regard du visiteur errer dans les arcanes de certains lieux emblématiques comme le Théâtre d’Alger, le pont de Constantine ou le marché de Ghardaïa… etc. Elle revisite également le costume algérois, qui s’en trouve sublimé par la touche pleine de sensibilité et de dextérité de cette artiste à la palette chamarrée.
La chedda tlemcénienne n’est pas en reste puisque l’artiste présente une œuvre où l’on peut scruter les détails les plus infimes des bijoux et des broderies. Ce costume traditionnel, figurant sur la liste du patrimoine immatériel de l’Unesco est ici consacré par l’artiste qui milite à travers ses peintures pour une préservation de tout ce qui fait notre richesse identitaire et patrimoniale.
Avec une touche différente mais non moins attirante, Sarah Belahnach nous propose une série de peintures à l’huile qui rejoignent celles de Narimane dans la thématique mais pas dans la forme.
S’attardant sur certains paysages comme le Jardin d’essai du Hamma, la baie d’Alger, Beni Izguen à Ghardaïa…l’artiste à travers une peinture suggestive déclinée sur des tons chauds s’inscrit dans une expression plastique résolument moderne, même si les thèmes ont été usés à souhait par des dizaines d’artistes avant elle. Mais la démarche de cette artiste autodidacte -tout comme Narimane Mezghiche- reste très intéressante, tant elle a su magnifier son sujet avec des traits sans fioritures et une rare maîtrise de sa palette de couleurs. Et cela se voit encore plus dans cette série de peintures consacrée au costume traditionnel algérien où se trouvent revisités le costume algérois avec son karakou, la robe kabyle, la mlehfa chaouie et bien-sûr la chedda de Tlemcen.
La nature morte, autre sujet traité par Sarah Boulahnach est un autre thème sur lequel la plasticienne s’est attardée, donnant au final des œuvres raffinées qui suggèrent la détente et le farniente.
Si vous êtes de passage au CCL de Bab-Ezzou’Art avant le 15 juillet, n’hésitez pas à aller voir cette exposition, elle vaut le détour !
Kahina A.

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