Son procès s’est tenu aujourd’hui :deux ans de prison ferme requis contre Salim Yezza

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

Le procès du jeune militant des droits de l’homme et de la cause Amazighe dans les Aurès, Salim Yezza a été ouvert aujourd’hui au tribunal correctionnel de Ghardaïa. Son avocat, Kouceila Zerguine a tenté, durant sa plaidoirie, de défendre l’innocence de son client accusé « d’incitation à la violence et à attroupement » lors des évènements de Ghardaïa en 2014.

Après la plaidoirie de la défense, le procureur de la république a requis une « une peine de deux ans de prison ferme et 100.000,00 Da d’amande ». « Le verdict devra être prononcé à l’occasion de l’audience de délibération qui aura lieu le 31 juillet prochain », explique Kouceila Zerguine, dans un message posté sur sa page Facebook.

Salim Yezza, rappelons-le, a été arrêté, le 10 juillet dernier à l’aéroport de Biskra. Il s’apprêtait à retourner en France où il vit depuis quelques mois. Il est poursuivi pour ses écrits sur Facebook où il avait dénoncé, durant les évènements de Ghardaïa, l’acharnement contre les mozabites et l’absence de solidarité.

Dans ses écrits, Salim Yezza n’a à aucun moment appelé à la violence ni à la haine contre une partie ou des parties impliqués dans le conflit intercommunautaire qui a coûté la vie à une trentaine de personnes, en majorité de mozabites.

Après son arrestation, un mouvement de solidarité s’est constitué pour exiger sa libération. Dans une pétition lancée sur Internet, les animateurs de ce mouvement ont rappelé que Salim n’a fait que participer, comme de nombreux autres militantes et militants à Paris, à la compagne de solidarité avec le Dr Kamel Eddine Fekhar et ses camarades.

« Il a comme nous tous, dénoncé la violence arabo-salafiste qui ciblait les algériens de rite ibadite. Il a diffusé des informations qui mettaient à nu l’entreprise raciste et génocidaire qui espère l’éradication des héritiers de Tahert et de son Imamat. Comme nous tous il a dénoncé la violence des nouveaux conquérants, les fatihs wahhabites dont le régime algérien craints les chefs et ignore les appels à la guerre civile », rappellent les initiateurs de cette pétition.

Massinissa Ikhlef 

 

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

%d blogueurs aiment cette page :