Suppression des épreuves de langues étrangères : l’étrange réforme du BAC

Pour réduire la durée de l’examen, jugée longue et couteuse, les experts du ministère de l’éducation n’ont rien trouvé que de proposer la suppression des épreuves de langues étrangères, le Français et l’Anglais en l’occurrence, pour les candidats au BAC scientifique.

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Les islamistes et les conservateurs auront un cadeau inespéré de la part du ministère de l’éducation nationale. Après des mois de résistance aux assauts itératifs des islamo-baathistes, le département de Nouria Benghabrit cède. La preuve de cette reddition est contenue dans le projet de refonte du baccalauréat présenté, avant-hier, devant les représentants des syndicats du secteur.

Pour réduire la durée de l’examen, jugée longue et couteuse, les experts du ministère de l’éducation n’ont rien trouvé que de proposer la suppression des épreuves de langues étrangères, le Français et l’Anglais en l’occurrence, pour les candidats au BAC scientifique.

Selon certains syndicalistes, la mesure a surpris toute la famille de l’éducation et les pédagogues qui peinent à comprendre le sens de cette mesure. Ces derniers sont surpris par la proposition de supprimer ces épreuves, alors qu’il difficile d’admettre à l’université des sciences ou dans les facultés de médecine des étudiants n’ayant aucune maitrise des langues étrangères.

Selon nos sources, le projet propose aussi de réduire de 12 à 7 les épreuves obligatoires des filières scientifiques. Cette mesure, ajoute-t-on, constitue une première étape dans la refonte de cet examen décisif, en attendant une révision approfondie avec notamment la réforme globale de l’enseignement secondaire, est une mesure étrange.

 

Sciences islamiques : matière essentielle ?  

 

L’argument avancé par le ministère de l’éducation pour justifier sa décision est celui concernant la nécessité de « supprimer les matières secondaires » pour permettre aux candidats de se concentrer sur les matières essentielles et donner le meilleur d’eux même et réaliser de très bons résultats.

« Cette explication pourrait tenir la route si les auteurs de ce projet n’avaient pas maintenu des épreuves des sciences islamiques, de l’arabe, de l’histoire, de philosophie et de Tamazight, considérées comme des matières secondaires pour les scientifiques », commente un syndicaliste.

A quoi rime cette proposition ? Il semble que le ministère de l’éducation, pour éviter une nouvelle polémique avec les islamistes notamment, a décidé de les satisfaire leur égo en maintenant les épreuves des sciences islamiques et s’attaquant aux langues étrangères. Un acquis que ce courant n’a pas pu avoir, y compris au temps où le FIS dissous contrôlait la société.

Pour rappel, jusqu’au début des années 2000, les épreuves de sciences islamiques au BAC ne concernait qu’une seule filière : lettre et sciences islamiques. Les filières autres filières sont exemptes et la matière ne figurait même pas dans leur programme en terminal.

Massinissa Ikhlef 

 

 

 

 

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