Épidémie de Choléra : le gouvernement réagit très en retard

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Une réunion du gouvernement et un ministre de la santé qui fait son premier déplacement sur le terrain. L’Exécutif sort enfin de son « hibernation » pour tenter de communiquer sur la propagation de l’épidémie de Choléra qui a pris des proportions alarmantes. En effet, il a fallu attendre quatre jours, durant lesquels, un vent de panique a soufflé très fort sur le territoire national pour qu’il y ait la première réaction du gouvernement.

Le premier ministre, Ahmed Ouyahia qui s’est précipité pour recevoir le secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbas, en vue d’afficher leur soutien au 5ème mandat du président Bouteflika, a pris tout son temps pour réagir à la propagation de la maladie du Choléra.

Il a présidé, aujourd’hui, une réunion « d’urgence » de son gouvernement pour faire le point sur la situation sanitaire dans le pays. La rencontre, dont on ne connait pas encore les résultats, devait plancher sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour circonscrire la maladie.

A cette occasion, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mokhtar Hasbellaoui, présentera un rapport sur la situation réelle de l’épidémie. Après une absence énigmatique, depuis la confirmation des premiers cas de Choléra, le premier responsable du secteur de la santé a effectué, ce matin, son première sortie sur le terrain. Il s’est rendu à Boufarik, dans la wilaya de Blida qui a enregistré le plus grand nombre de personnes touchées par cette maladie.

Dans l’hôpital de Boufarik, le ministre précise que son département était « dans un cadre de suspicion, mais tout le monde était actif dès le début pour mettre en place une stratégie qui vaut d’ailleurs plus qu’une visite dont le but est de montrer que l’état est présent ».

Le ministre se défend après la valse des critiques dont il a fait l’objet. «Les prélèvements étaient faits aussitôt l’alerte donnée, les laboratoires, pour rendre les résultats, ont besoin de temps, mais les mesures préventives étaient prises », assure-t-il, affirmant que « le président Bouteflika lui demande quotidiennement des informations sur la situation ».

Concernant l’origine de l’épidémie, Mokhtar Hasbellaoui souligne que « le point de départ est la wilaya de Blida, c’est là que le vibrion cholérique est apparu pour la première fois, à cause d’une source ». S’agissant du bilan, le ministre de la Santé révèle que son département a enregistré 147 cas suspects, 49 cas confirmés et deux décès.

Déclinant les chiffres, le ministre révèle également que des prélèvements faits par des laboratoires ont mis en lumière la contamination de 38 sources au niveau des wilayas d’Alger, Bouira et Tipasa. « On a trouvé le vibrion cholérique dans une seule source, mais 71 % de ces sources on a trouvé d’autres vibrions qui peuvent provoquer des gastro-entérites, surtout chez des sujets fragiles ».

Revenant sur la polémique suscitée par la vidéo dans laquelle on voit un citoyen boire l’eau de la source de Sidi Lekbir à Tipaza, le ministre qualifie son geste d’« inconscient ». Il rappelle que le vibrion cholérique est découvert au niveau de cette source. « Chacun doit prendre ses responsabilité ! »

Et de préciser : «La situation est sous contrôle, assure Hasbellaoui, les médecins sont rentrés de leurs congés, tous les cadres sont là pour faire un travail de pédagogie, donner des conseils au citoyen, car la santé du citoyens dépend d’abord de ce qu’il fait lui-même ».

Massinissa Ikhlef 

 

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