Le blogueur Merzoug Touati suspend sa grève de la faim

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En grève de la faim depuis près de 40 jours, le blogueur Merzoug Touati suspend son action observée pour contester sa condamnation. En détention à la prison de Oued Ghir à l’ouest de Bejaia, le jeune blogueur, a annoncé sa décision, aujourd’hui.

« Touati Merzoug a décidé ce mardi 14 août 2018 de suspendre sa huitième grève de la faim depuis son arrestation, après la visite de sa mère, qui lui a demandé de mettre fin à son action», indique son avocat, Salah Debouz, sur sa page Facebook.

Merzoug Touati a pris sa décision, ajoute-il, « immédiatement après avoir reçu la visite de sa mère et après l’avoir informé de l’évolution du niveau de solidarité au niveau national et international et surtout qu’il va donner toutes les chances à cette dynamique de solidarité et attendre les résultats escomptés ».

L’information a été aussi confirmée par le vice-président de la LADDH, Saïd Salhi. « Je viens d’avoir au téléphone la mère de Touati Merzoug en détention et en grève de la faim depuis 38 jours. Suite à la demande, de sa mère et celle de la société civile de ses avocats, elle m’informe que Touati Merzoug a décidé aujourd’hui de geler sa grève de la faim. Nous continuons la solidarité et la mobilisation. Cap sur le rassemblement du 20 Août à Ifri », écrit-il lui aussi sur Facebook.

Selon Salah Debouz, le blogueur s’est dit « prêt à reprendre sa grève ». « Il m’a dit qu’il n’hésiterait pas à reprendre sa grève de la faim si nécessaire et qu’il avait appris beaucoup de choses qui lui permettraient de gérer sa santé physique et mentale pendant les étapes d’une grève de la faim », indique-t-il, affirmant que le blogueur « remercie tous ceux qui étaient solidaires avec lui, mais il ne cessera jamais d’exiger tous ses droits ».

Poursuivi pour « intelligence avec une puissance étrangère », le jeune blogueur a été condamné en première instance à 10 de prison ferme et 100 000 DA d’amende. A l’issue de son procès en appel, la peine a été réduite à 7 ans de prison ferme et 100 000 DA d’amende. Cette condamnation a suscité l’indignation des militants et des organisations des droits de l’homme.

Afin d’exiger sa libération, le comité constitué à cet effet, ainsi que la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH) ont lancé un appel à un rassemblement pacifique, le 20 août prochain, au musée du Congrès de la Soummam, à Bejaia.

Massinissa Ikhlef 

 

 

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