Boumerdès: La rentrée scolaire de toutes les difficulté

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La rentrée scolaire de cette année 2018/2019 dans la wilaya de Boumerdès est loin d’être satisfaisante. Les élèves de tous les paliers confondus revivent les mauvaises conditions des années précédentes. Les conditions de scolarisations des élèves n’ont pas été améliorées alors que des projets de réalisation d’établissements scolaires et autres structures d’accompagnement étaient bel et bien inscrits et lancés.

Toutefois, sur le terrain de la réalité, rien ne va plus et c’est la dégradation totale. Hormis les six nouveaux établissements scolaires réceptionnés, la quasi-totalité des projets ne sont pas achevés, certains non lancés.

Sur les 114 projets d’écoles, il y que les six susmentionnés qui sont réceptionnés et ce sur le programme de 2014-2017. Le non lancement des projets de l’éducation dont certains ont été gelés au lendemain de la crise financière du pays a provoqué de plus la surcharge des classes au niveau notamment des lycées. Au niveau de la commune de Chabet El  Ameur, la réalisation du nouveau lycée est de nouveau à l’arrêt en raison de la crise financière née des suites de la chute des prix de pétrole. Les élèves vont poursuivre les études dans un lycée dont la moitié des classes sont fissurées et menacent de s’effondrer à tout moment.

En 2012, en plein tempête de neige, un bloc administratif de ce lycée avait été emporté alors qu’une partie des sanitaires se sont effondrés. Heureusement que cela s’est passé durant la nuit.

Dans la région de Timezrit, le projet de lycée avait pris plus de temps qu’il n’en faut pour être enfin réalisé. Le projet était inscrit vers l’année 2006. Les lycéens poursuivaient les cours au niveau des établissements des Issers et de Bordj Ménaeil.

Sur un autre plan, l’accueil des élèves ne s’est pas fait dans la sérénité surtout lorsqu’on sait que la majorité des écoles n’ont pas été nettoyées et entretenues. Il a fallu attendre que des associations de quartiers pour que des campagnes de volontariat soient entamées pour le nettoyage des écoles.

Dans certaines régions côtières, des classes et équipements ont été abîmés par des enfants venus passer leurs vacances dans le cadre de colonies. Et au lieu de nettoyer les lieux avant de rentrer chez-soi, les occupants de ces colonies n’ont pas pensé à réhabiliter les lieux. C’est le cas de l’école primaire de Hadj Ahmed dans la commune de Zemmouri où une association de jeunes d’Alger avait laissé les choses telles quelles et ont et abandonné des détritus et autres débris au niveau de l’école sans penser aux élèves qui vont regagner les bancs des classes.

De même, le transport scolaire fait grandement défaut dans les régions rurales. La wilaya, en plus des dix bus qu’elle a distribués, aura à commander un autre quota pour remédier au déficit en matière de transport scolaire. Le parc automobiles des APC est vétuste, la plupart des bus sont soient en panne ou hors service. Cela sans oublier le problème de cantines scolaire qui pénalise le quotidien des écoliers. Sur les 376 écoles que compte la wilaya, près de 230 écoles ne sont pas dotées en cantines scolaires. Certains écoliers auront droit à un repas froid durant toute l’année scolaire. Le prétexte du manque de personnel ne tient pas la route d’autant plus que les dispositifs d’emploi de jeunes permettent le recrutement, font remarquer les parents d’élèves. Afin de garantir une année scolaire réussie pour tous les élèves, il est nécessaire de penser à élaborer un « plan Marshal » estiment des parents d’élèves.

                                                                                                               Zitouni Youcef

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