Boumerdès : le front social s’agite

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En l’espace d’une semaine, la wilaya de Boumerdès a connu plusieurs actions de protestations de citoyens réclamant l’amélioration de leurs conditions de vie. Les habitants de certaines localités dénoncent les conditions lamentables dans lesquelles ils vivotent depuis plusieurs années et se disent oubliés par les autorités locales et les élus. Ils dénoncent, également, l’éclipse des élus locaux qui ne se font voir que durant les courses électorales. Les habitants du Mziraa, une ferme englobant près de 5000 âmes située en plein centre urbain d’Ouled Hedadj ont exprimé leur colère devant le siège de la wilaya pour réclamer de l’électricité, du gaz naturel, de revêtement de la route et la réalisation des infrastructures publiques dont des écoles pour leur progéniture.

Parallèlement, des dizaines d’habitants des villages Ouled Hmida, Ben Hamza et Mechta dans la commune de Baghlia à l’est du chef-lieu de wilaya de Boumerdès ont bloqué la circulation routière au niveau de la RN 25. Ils ont fermé la route à l’aide de pierres, de troncs d’arbres et brûlé des pneus pour faire entendre leur voix. Ils réclament le revêtement des routes qui relient les villages susmentionnés au chef-lieu communal. Ces axes routiers se trouvent dans un  état déplorable et non carrossable en certains endroits. Les habitants réclament la prise en charge des doléances de la frange juvénile notamment en matière d’emploi et de divertissement. Les programmes de développement dans la région traînent depuis plusieurs années et les différentes opérations d’équipements publics sont à l’arrêt ou en retard. Le programme d’aide à l’habitat rural traine depuis plus de deux ans et les souscripteurs à cette aide de 70.000 DA s’interrogent sur son devenir en ces temps de vaches maigres. Cette action de fermeture dudit axe routier qui relie Baghlia et la ville balnéaire de Dellys a provoqué d’immenses embouteillages. Le trafic routier a été durement perturbé.

Les habitants de la commune de Ait Amrane n’ont pas baissé les bras et laisser les choses s’empirer davantage. Ils ont protesté devant le siège de l’APC pour dénoncer les mauvaises conditions de vie dans les cités et quartiers de la ville. le manque de raccordement aux réseaux de gaz naturel et à celui de l’électricité a fait que les citoyens végètent dans un calvaire chronique. De nouvelles cités ainsi que de groupes d’habitations (coopérative) ne sont toujours pas raccordées au réseau d’électricité depuis leur réalisation en 2005. En sus de cela, les manifestants craignent des maladies à transmission hydrique (MTH) en raison des égouts qui s’y répandent à ciel ouvert dans tous les coins de la ville cela sans parler de non raccordement des habitations aux réseaux d’évacuation des eaux usées.

Il ne se passe pas un jour sans que les couloirs des APC ne soient remplis de dizaines d epersonnes réclamant l’amélioration de leur cadre de vie et cherchent à rencontrer le premier magistrat de la commune pour lui exposer leurs problèmes dans l’espoir de les voir résouts un jour.
Les élus locaux, neuf mois après les élections du 23 novembre 2107, dans la quasi-totalité des communes, n’arrivent pas à s’entendre pour gérer les affaires de la cité et/ou à régler les problèmes de leurs concitoyens.

 

                                                                                                                         Zitouni Youcef 

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