Culture, un concours national pour décrire la grande mosquée d’Alger

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La Radio Algérienne et l’ONDA (Office National des Droits d’Auteur et droits voisins) viennent de lancer un concours national pour la description de la grande mosquée d’Alger.
Placée sous le haut patronage du président de la république, ce concours vise à immortaliser cette œuvre qui fait partie du programme d’Abdelaziz Bouteflika. Cet ouvrage gigantesque devra servir à purifier et à prémunir la nation algérienne musulmane des invasions culturelles et religieuses venues d’outre-mer.  
Les participants à ce concours ne doivent utiliser que la langue arabe classique (exit l’autre langue nationale et officielle) et décrire la mosquée en question. On ne sait toujours pas si « les poètes » doivent parler de la fissure qui a touché le grand minaret.
En filigrane de ce concours, suivez mon regard, il serait presque impossible de ne pas parler de Bouteflika. On ne peut citer une œuvre ou un ouvrage sans parler de son auteur et/ou de son initiateur ou bâtisseur. Et par conséquent, simple syllogisme, du 5éme mandat. Et c’est ce qui est recherché.
Comme prix,  des récompenses pécuniaires importantes seront attribuées aux lauréats.

Dans la djahiliya, (période antéislamique), des Sultans, Emirs et autres chefs de tribus arabes offraient de grosses sommes d’argent aux poètes qui faisaient leurs éloges notamment devant leurs ennemis et/ou adversaires. Ces potentats se prévalaient de ces poèmes faits d’apologies envers eux et/ou leur règne, devant aussi bien leurs opposants et rivaux. On appelait cela poésie du Medh. On n’en est pas loin.

 
                                                                                                             Slimane Chabane

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