Epidémie du choléra: Est-ce l’épilogue ?

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Les eaux de la rivière Beni Azza, dans la wilaya de Blida, sont contaminés au vibrion cholérique de type Ogawa, et sont responsable de l’épidémie du choléra qui a sévi dans les wilayas du centre du pays.  C’est le ministère de la Santé qui a fait l’annonce hier mercredi, selon l’APS. «Toutes les dispositions pour le traitement de l’oued seront prises en communication avec les secteurs concernés afin d’éviter l’apparition d’autres cas », a également annoncé le ministère de la Santé cité par l’agence officielle.

Le vibrion trouvé dans l’oued qui traverse plusieurs localités de la wilaya de Blida, plus important foyer de l’épidémie, est du même type que le germe pathogène identifié chez les patients atteints de choléra, précise la même source.

Avec cette annonce qui intervient le jour même de la rentrée scolaire et faisant suite à un mois de suspens sur l’origine de cette contamination ayant provoqué, rappelons-le, le décès deux personnes dans la wilaya de Blida et plus d’une soixantaine de malades hospitalisés dans un état plus ou moins grave, augure de la fin d’un feuilleton estival qui a tenu en haleine aussi bien les autorités que l’opinion publique nationale, voire internationale.

Cette épidémie qui s’est déclenchée sous forme de gastro entérite ayant touché des familles dans les wilayas de Blida et d’Alger, principalement, a donné lieu à un rocambolesque feuilleton estival truffé de contradictions dans les déclarations des officiels et d’échanges d’accusations avec en toile de fond une gestion des plus approximative et ridicules des affaires de la cité.

L’amateurisme de nos décideurs dans cette affaire, et la piètre communication officielle à laquelle se dont livrés les plus « téméraires » a reflété une bien triste réalité de l’Algérie du XXIe siècle.

Des lampions seront éteints dans cette affaire, à l’instar du wali de Blida qui a eu un comportement dédaigneux à l’égard des malades et du personnel médical à Boufarik, et probablement aussi le ministre de la Santé ou encore le responsable de l’Institut Pasteur qui a tenté d’une pour le moins « minable » de dédramatiser la chose en déclarant que le choléra était aussi présent au Niger et au Yémen. Mais ce feuilleton de l’été aura au moins servi de paravent aux changements structurels que le président de la république a opérés au sein de l’institution militaire depuis le prétexte de l’affaire des 701 kg de cocaïne saisis au port d’Oran.

Ramdane Yacine

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