Jeunesse progressiste du RCD : « l’université algérienne est en dégradation continue »

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Le bureau national des jeunes progressistes (JP) du RCD fixe la date de l’organisation de leur campus 2018. Cette activité se tiendra, selon un communiqué de cette instance du parti, du 25 au 27 octobre prochain au niveau du centre touristique Anissa Tours, à Souk El Tenine dans la wilaya de Bejaia.

« Plus de 500 jeunes militants de quatre régions du pays seront présents pour prendre part aux travaux. Les inscriptions continuent au niveau des conseils communaux, des conseils universitaires et des structures régionales des JP-RCD. Le bureau national travaille sur le programme de ses journées. Il rendra public, incessamment, l’ensemble du déroulement des travaux », explique le bureau nation de la JP.

Le bureau national de la JP-RCD a évalué, à l’occasion de sa réunion de vendredi dernier, la rentrée universitaire et constate, selon le même communiqué, que les étudiants sont confrontés à la même gestion anarchique et aux habituelles conditions difficiles malgré les promesses des officiels.

« Les étudiants sont toujours livrés à eux-mêmes ; les cités universitaires sont dans un état de dégradation avancées ou mal entretenues et le niveau des places pédagogiques demeure insuffisant. Le bureau national estime que seul la mobilisation et l’adhésion aux luttes syndicales autonomes peuvent venir à bout de la dégradation continue des conditions d’études ; c’est le sens de l’intervention de nos étudiants dans ces luttes universitaires », lit-on dans le même communiqué.

Ce faisant, l’organisation appelle « l’ensemble des étudiants à se mobiliser pour exiger l’amélioration de ses conditions et la prise en charge de ses doléances ».

Une politique économique productrice du chômage

Evoquant la situation économique du pays, la JP-RCD estime que la persistance d’un choix d’une économie de rente, la dévalorisation des métiers de l’agriculture, la désindustrialisation, la domination des activités informelles dans les circuits du commerce et des services génèrent un chômage endémique et entretiennent des salaires de misères.

« Cette situation frappe de plein fouet la jeunesse Algérienne dans les familles et dans la quête légitime d’une autonomie. La violence dans les rapports sociaux, le terrain grandissant de l’usage de la drogue et la recherche de quitter le pays à tous les prix sont la résultante de cette misère. C’est le prix de l’absence de visions et de stratégies de développement au détriment de la gestion de l’urgence », explique-t-on.

Au lieu de mobiliser les ressources pour amorcer le changement salutaire vers une économie productive, explique-t-on dans le même communiqué, « le gouvernement préfère faire face au court terme ». « C’est le cas en finançant des projets d’emplois de jeunes qui ne répondent à aucune logique économique, où ces jeunes se retrouvent endettés et en faillite au moment où il peuvent apporter le plus au pays », lit-on dans le même communiqué.

Massinissa Ikhlef 

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