L’étudiant algérien et son parcours du combattant.

Les cycles primaire, moyen et secondaire sont arabisés. L’étudiant qui veut continuer ses études é I’étranger, et notamment en France, il se voit contraint de réussir un test de connaissance en françaisL’examen  de  ce   TCF se déroule  sous Ie contrite du Centre  Culturel  français moyennant une somme d’argent qui ne cesse d’augmenter. Le niveau exigé par les Universités française est conforme au niveau européen.

Si le niveau exigé est obtenu au TCF par l’étudiant, un autre parcours commence en passant toujours par l‘intermédiaire du CCF ou le  dossier complet demandé doit étre déposé. Et puis commencer la phase de préinscription dans les universités qui enseignent la discipline choisie. Celles et ceux qui auront des réponses positives entament une autre étape de ce parcours, les autres attendront I’année prochaine ou abandonneront.

Cette étape est la plus décisive pour le départ. Mais depuis deux ans déjà, un nouvel obstacle est apparu. Un nouveau document est demandé aux étudiants algériens. II faut présenter un certificat d’hébergement ou une note de reservation d’hôtel dont 1/3 est doit étre réglée a I’avance. Le lieu de résidence choisi doit étre situé à moins de 50 Km de I’université accueillante. Beaucoup d’étudiants n’arrivent pas à satisfaire cette exigence. Condition draconienne pour l’obtention du visa d’études. Les plus chanceux obtenant Ie fameux sésame, vont partir pour entamer une autre étape du parcours et une nouvelle vie. Les malchanceux rentreront a la maison.

Les vrais problémes commenceront dés l’entame de la scolarité pour ceux qui n’ont pas de prise encharge financiére réelle. Le recrutement des étudiants algériens obéit à des régles spécifiques, différentes même de celles appliquées aux étudiants tunisiens et marocains. Les étudiants Algériens n’ouvrent droit qu’à 18 Heures de travail par semaine. II est trés difficile de trouser un employeur pour un tel horaire. Cette spécificité algérienne est régie par Ie droit qui découle des accords d’Evian et ce volet n’est pas révisé.

Comment finances les études ?

La loi permet aux parents d’envoyer à leurs enfants étudiants une bourse ridicule de 90 000 DA par année scolaire.Pour ce faire, un certificat de scolarité, une attestation de non boursier a obtenir auprés du MAE sont exigés. Avec cette somme l’étudiant recevra I’équivaIent de 500Euros dans son compte bancaire. Aucune aide gouvernementale ne vient au secours des étudiants algériens. La seule facilitation par rapport à nos voisins, c’est Ie changement de statut pour ceux qui terminent leur cursus et trouvent un job. Par contre les autres sont contraints de se marier pour obtenir une carte de résidence qui ouvre droit au travail et commencer un parcours d’émigré.

Selon certaines indiscrétions qui se chuchotent dans la capitale, des Ministres en poste font la courbette à l’ambassade de France pour obtenir ce fameux visa d’études pour leur progéniture. Les enfants de ces derniers n’ont aucun obstacle dans leur parcours. Les représentations diplomatiques nationales s’empresseront d’offrir leurs aides et secours en cas  de  pépins  imprévus.  C’est ça  l’Algérie de papa !

A.HAMADI.

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