Unités de Seddouk et Remila de la Somacob: Enigmatique grève illimitée des travailleurs

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Les travailleurs des unités de Remila (Sidi Aïch) et Seddouk, de l’entreprise de fabrication de matériaux de construction et agglomérés de la wilaya de Béjaïa, SOMACOB, sont en grève illimitée depuis le 23 août dernier et réclament une commission d’enquête sur la gestion de leurs unités.

Le 3 septembre dernier, le tribunal d’Akbou, territorialement compétent, a statué sur l’illégalité de cette grève suite à une plainte déposée en référé par la direction des unités en question. En dépit de cela, les travailleurs n’en démordent pas en campant sur leur position. Ils estiment avoir souscrit à toutes les démarches administratives réglementaires pour jouir de leur droit de protestation en entamant un mouvement  de grève illimité pour dénoncer « la mauvaise gestion » des responsables de ces deux unités de briqueterie. Notons, que les salaires n’ont été finalement versés qu’après l’Aïd.

Maintenant, les grévistes comptent poursuivre leur mouvement de grève malgré le jugement prononcé par le tribunal d’Akbou et interpellent les parlementaires de Béjaia à prendre leurs responsabilités face à « ce déni du droit. »

Au départ, la grève initiée par les travailleurs de ces deux unités était justifiée par un retard de paiement des salaires qui a duré trois mois. Le problème des salaires a bien été réglé depuis mais le conflit s’est mué en un conflit opposant les anciens membres du comité de participation de l’entreprise, actuellement syndicalistes, à l’actuel Président-directeur général de l’entreprise.

En effet, selon des indiscrétions, le mouvement est initié par des syndicalistes qui avaient fait partie du comité de participation de ces unités avant d’être remplacés à la fin de leur mandat.

Les grévistes comptent radicaliser leur mouvement et l’idée de recourir à une grève de la faim collective fait son bonhomme de chemin. En attendant, ce conflit social qui fragilise des familles entières, ne semble émouvoir ni les autorités locales, ni le syndicat national UGTA, ni les représentants du peuple, laissant ces travailleurs livrés à eux même.

Ramdane Yacine

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