9eFestival international du théâtre de Bejaïa L’édition portera le nom de Djamel Allam

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Habituellement organisée au mois de novembre, la manifestation théâtrale se déroulera cette année du 14 au 22 octobre pour ne pas la faire coïncider avec d’autres événements culturels, comme le Sila ou les festivités du 1er novembre.

Longtemps pris à bras le corps par Omar Fetmouche, metteur en scène au long cours, cette année, c’est un autre grand nom du 4e art qui prend la relève à la tête du commissariat du festival, en l’occurrence, Monsieur Slimane Benaissa. Il aura pour mission de continuer à insuffler à cette manifestation l’énergie nécessaire pour continuer à vivre, comme l’a si bien fait son prédécesseur.

Ce dimanche donc, le festival rayonnera sur la capitale des hammadites, faisant ainsi le bonheur des très nombreux férus de 4e art que compte la ville.

Comme chaque année, le festival aura une thématique centrale et cette année, la manifestation mettra l’accent sur les « Paroles de femmes ». Ces dernières seront ainsi mises en valeur, à travers des œuvres de haute facture présentées à cette occasion.

C’est avec « Mabkat Hadra » (Plus de paroles) de Mohamed Cherchal que s’ouvrira la manifestation. L’œuvre théâtrale, produite par le Théâtre régional de Skikda est récipiendaire du 1er prix du Festival national du théâtre professionnel d’Alger en 2017. Produite et mise en scène par Mohamed Cherchal, « Mabkat hadra » est une métaphore jouée du bâillonnement du droit de parole.

D’œuvres pièces sont attendues comme « Les trois veuves », mise en scène par la Tunisienne Wafaa Taboubi, « Une histoire irlandaise » de la Franco-irlandaise Kelly Rivière, « Le petit boucher » de Stanislas Cotton, « Zokwezo » de la Suissesse Silvia Barreiros et du Congolais Julien MabialaBissila, « Splendides exilées » écrite par Arezki Metref et mise en scène par la Française Catherine Belkhodja, « H’zam el ghoula » de Abdelmalek Bouguermouh, remise au goût du jour par Mouhoub Latrèche,« Désacralis-ément lucides très lucides » des Tiziana Troja et Michela Sale Musio (Italie) et « Nouzha fi ardh al maâraka » (Balade sur un champs de bataille), un texte de Fernando Arrabal mis en scène par l’Egyptien Ahmed Fouad.

Toutes ces pièces, si elles « n’interrogent pas sur la condition féminine » rendent toutefois la parole aux victimes en tous genres : victimes de violence, d’abus…, permettant ainsi, par le biais d’une œuvre théâtrale, à l’espoir de renaître et à l’envie de vivre de s’exprimer. Le thème est somme toute, très engagé, dans la mesure où la femme qui s’exprime est enfin écoutée.

En marge des représentations, le programme de cette 9e édition comprendra des conférences-débats, des workshops, des séances de lecture théâtrale et un hommage au grand comédien Sid-Ahmed Agoumi.

A noter que les pièces se joueront dans les deux langues, arabe et française, mais pas en tamazight. Chose à laquelle répondra le commissaire par une promesse, en disant : «L’année prochaine, nous prendrons la meilleure pièce du Festival national du théâtre amazigh».

 

Kahina A.

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