Boumerdès, salon de l’emploi La précarité dans l’emploi devient la mode dans le recrutement

La précarité de l’emploi semble devenu la règle d’embauche dans le pays. Les PME et TPE privés, qui ont prouvé leur efficacité dans la création d’emploi, sont dans l’obligation de déposer leurs offres d’emploi au niveau de l’Anem. En plus des avantages en matière d’impôts et de sécurité sociale, les entrepreneurs profitent à fond des recrues dans le cadre des dispositifs Anem.

Des chercheurs d’emplois rencontrés lors du salon de l’emploi organisé à Boumerdès raccontent leur mal vivre. « Cela fait cinq ans que je suis dans une entreprise privé recruté dans le cadre de l’Anem (Daip) et je ne suis pas encore confirmé dans mon poste », nous dira Amel, une jeune fille diplômée en comptabilité. Pis encore, la jeune femme perçoit un salaire de 18 000 da. L’Etat verse 12000 da et l’entreprise lui rajoute 6000 da. C’est aberrant comme salaire, c’est de l’exploitation, juge-t-elle. Notre interlocutrice n’arrive pas à subvenir à ses besoins alors qu’elle prépare son mariage dans les prochains mois. « Ce n’est pas normal de travailler avec de telles conditions et avec un salaire ne dépassant pas le Smig », déplore-t-elle avant d’alerter sur la précarité qui tend à se pérenniser dans le monde de travail.

Nacer Djabi, sociologue et chercheur, avait, lors d’une journée dédiée au code de travail organisée par le RCD à Zeralda, déclaré que le précarité dans l’emploi est devenue le mode de recrutement et menace les fondements de l’Etat social qui devait garantir une vie décente pour le citoyen. Samir, un autre jeune diplômé a décroché un job dans le commercial dans une entreprise privée via l’Anem. Il a fallu passer près de trois ans pour qu’il soit confirmé dans son poste. Il raconte entre autre son exploitation par son chef sous des menaces de licenciements.

D’autres cas sont enregistrés dans des administrations publiques où l’employé recruté via l’Anem doit obéir à son chef au risque de perde son job et se retrouver dans les bras du chômage. Ils racontent la charge des tâches dont ils font face quotidiennement assurent avoir accompli des tâches qui ne sont pas les tiennes avec un salaire ne dépassant pas les 12000 da. Le privé a pu, en neuf mois, embaucher près de 6500 demandeurs d’emplois. Le public a crée près de 1400 emplois alors que le privé a recruté 222 demandeurs d’emplois.

Zitouni Youcef

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