Evénements d’octobre 1988 : le révisionnisme d’Ahmed Ouyahia

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Le premier ministre et secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia, verse encore une fois dans le révisionnisme. Quelques années après avoir présenté, dans la foulée des révoltes arabe de 2011, les événements d’Octobre 1988 « comme étant le printemps algérien », Ahmed Ouyahia affirme, aujourd’hui, le contraire.

Intervenant à l’ouverture, ce samedi d’une conférence nationale annuelle des femmes du RND, il nie l’existence de tout cachet revendicatif lors de ces événements. Ahmed Ouyahia crie même au « manœuvres politiques » qui sont, selon lui, à l’origine de l’anarchie dans laquelle le pays est plongé depuis.

« Les événements du 5 octobre 1988, dont certaines parties considèrent comme le début du processus démocratique en Algérie, ont poussé, en réalité, le pays vers l’anarchie, puis l’instabilité et enfin le terrorisme barbare », estime-t-il.

Selon lui, ces événements « n’étaient pas spontanés mais entraient dans le cadre d’une manipulation et complot politiciens », donnant pour preuves « ‘son annonce trois jour plus tôt, suivi d’un désarmement des forces de police ».

«L’APN ne sera pas dissoute »

Outre son avis sur les événements d’octobre 1988, le patron du RND s’est exprimé aussi sur le blocage de l’APN. Selon lui, il n’y aura pas de dissolution de l’Assemblée en raison de l’appel à la démission du président de la chambre basse par des députés de la majorité, car « aucune crise politique n’existe dans le pays ».

« La présidence de la République n’a rien à voir dans ce qui se passe au sein de l’hémicycle de l’Assemblée», lance-t-il. Si le retrait de confiance au président de l’Assemblée et la demande de sa démission n’étaient pas prévues dans la loi, « mais si ses collègues députés   qui l’ont élu à la tête de l’instance, se trouvent en désaccord avec lui, ceci est un fait, rappelant que « 100 députés du RND avaient signé la motion de retrait de confiance au président de l’Assemblée ».

« Le moudjahid respectable et qui s’est acquitté d’importants rôles dans sa vie de   militantisme, gardera son image positive et que ce blocage au sein l’APN soit levé, tout en tirant les enseignements du message qui lui avait été adressé par 361 députés », lance-t-il.

Ahmed Ouyahia précise, toutefois, que « le projet de la loi de finances n’est pas en danger, d’autant plus que la Constitution, à travers son dernier alinéa de l’article 138, stipule qu’en cas de non-adoption par le Parlement, le président de la République promulgue le projet du   Gouvernement par ordonnance ».

« La présidentielle aura lieu en 2019 »

Poursuivant, il précise que la prochaine présidentielle se déroulera comme prévue en avril 2019. « La prochaine présidentielle aura bien lieu en avril 2019 et faire lien entre une dissolution du Parlement et des élections législatives anticipées et le report de l’élection présidentielle est une pure illusion politique », dit-il.

Massinissa Ikhlef 

 

 

 

 

 

 

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