Hommage à Ouazib au Palais de la culture « Moufdi Zakaria » : 40 ans de carrière et plus de 400 chansons

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Un très bel hommage à l’artiste kabyle Ouazib Mohand Ameziane a été organisé au Palais de la culture « Moufdi Zakaria » à Alger, ce vendredi.
Initié par l’Eurl Maria Productions en partenariat avec l’Office national des droits d’auteurs et droits voisins (ONDA), cet hommage était l’occasion idoine pour honorer l’artiste qui compte 40 ans de carrière au compteur.
Mohand Ouazib qui a animé, en matinée, une conférence de presse est revenu sur les grandes haltes de sa carrière, il a également parlé de sa musique et de ses projets futurs.
Originaire de Bounaâmane, dans la daïra des Ouadhias, dans la wilaya de Tizi Ouzou, Mohand Ouazib voit le jour en 1958 dans un refuge de moudjahidine, de Tazamat, dans la région d’Azzefoun. Installé très jeune à Birkhadem, Ouazib se tourne d’abord vers une carrière sportive, en pratiquant le football et la boxe avant de bifurquer vers la chanson. Adhérant à l’Association culturelle « Afus Deg Fus » (La main dans la main) de Birkhadem, il s’initie à la musique. Son talent est dévoilé au cours d’une émission de la chaîne II intitulée « Micro caché », animée par Medjahed Mouhoub. C’est le début d’une longue et riche carrière au cours de laquelle il croisera le chemin de quelques-unes des grandes voix de la Radio Chaîne II, dont Si Smail, Medjahed Mouhoub, Kaci Tizi Ouzou. C’est d’ailleurs ce dernier qui, décelant le grand artiste qui sommeillait en lui, décide de le prendre sous son aile, et lui met le pied à l’étrier.
Ouazib se consacre, à ses débuts, au théâtre radiophonique, aux côtés de grands artistes kabyles parmi lesquels la regrettée Nouara, Djamila, Drifa, Mhenni, Amar Ouyacoub, Bouaraba ou Arezki Nabti.
Mais voulant directement toucher le public, il décide de rentrer en studio en 1976 pour enregistrer deux 45 tours. Deux années plus tard, alors qu’il est pointeur dans l’émission « Les chanteurs de demain », il fait la connaissance de celui qui deviendra l’icône de la chanson kabyle engagée, le regretté Matoub Lounes.
Arrive le temps du service militaire. Ouazib qui rejoint les rangs de l’armée nationale n’en délaisse pas pour autant sa passion et continue à composer. Durant les dernières semaines de son service national, il compose l’un de ses plus beaux titres intitulé « Ayidhurar » (ô montagnes !) qui arrive dans les bacs en 1980.
Durant quatre décennies, Ouazib sert de façon inconditionnelle l’identité amazighe. Son public -amateur de chansons à textes- le suit partout où il se produit, comme ce fut le cas ce vendredi, lors de l’hommage qui lui a été rendu à Alger par l’ONDA dont il est membre depuis 42 ans.
Artiste prolixe, il compte dans son escarcelle quelques 400 chansons.
Kahina A.

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