L’Algérie est gérée par une loi clanique

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Le pays s’est installé définitivement dans l’illégalité. Le clan présidentiel impose ses lois à ses rivaux et met son modus operandi au dessus de la constitution et du corpus juridique républicain.

Des députés, au nom d’une majorité numérique mal acquise, déposent un président de parlement, ferment les accès à une institution républicaine avec chaines et cadenas et imposent un troisième homme de l’État, sans se soucier de la conformité de leurs actions avec les règlements qu’eux même ont établis et approuvés.

Une chaîne de télévision, en connexion directe avec le cercle présidentiel, se substitue aux juges et prononce des condamnations médiatiques. Ainsi, elle s’est permise l’aisance de diffuser  des images d’artistes et de journalistes, menottes aux mains,  et les présenter comme coupables alors que la procédure juridique et le bon sens les considèrent comme innocents jusqu’à preuve du contraire. Chose qu’elle ne s’est jamais autorisée lorsqu’il s’agit de traiter des cas d’arrestation de terroristes sanguinaires. Pour ceux – ci , la chaine du cercle présidentiel se contente de montrer les  » présumés innocents  » de dos pour ne pas froisser, peut être, la sensibilité de leurs progénitures. Quand aux enfants de Bouakkaz, ils peuvent pleurer à volonté. Leur humeur importe peu. Pour preuve, ni la chancellerie a bougé le petit doigt pour stopper le dérapage médiatique, ni le ministre de la communication a soufflé une petite brise de réprobation, ni l’ARAV a interpellé le média en question. Tous ont peut être compris que l’État de droit est enterré et que la république a cédé le pas au clan.

Chaque jour qui passe, l’État se délite. Chaque jour qui passe, le clan nous enfonce dans la fange. Y a-t-il un peuple dans l’avion ?

Moussa T

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