Les activités des commissions gelées : l’APN sera-t-elle dissoute ?

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L’Assemblée populaire nationale (APN) est bloquée. Plus aucune activité ne s’y tient depuis d’une semaine et la situation s’est aggravée davantage aujourd’hui encore. Un nouvel épisode s’est joué, avec la sortie des présidents des commissions de geler toutes les activités, jusqu’à la démission du président de l’Assemblée Saïd Bouhadja.

Avec cette décision qui s’ajoute à celle concernant la suspension, mardi dernier, des activités liées à la diplomatie parlementaire, la chambre basse du parlement s’achemine droit vers la dissolution.

En effet, réunis cette après-midi, les présidents des différentes commissions, tous issues des partis de la majorité FLN-RND, passent à l’action. Ils annoncent le gel de leurs activités, en réitérant leur demande de démission immédiate du président de l’Assemblée, Saïd Bouhadja.

Quelles sont les conséquences de cette situation ? Le conseil de la nation se trouve concerné par ce blocage. C’est ce que pense le président du RCD, Mohcine Belabbas.

« Du gel des activités de la présidence de la république qui dure depuis des années au gel des activités du parlement avec ses deux chambres, le gel des activités de l’APN provoquant automatiquement une paralysie du conseil de la nation », écrit-il sur sa page Facebook.

C’est tout le pays qui est bloqué. A moins qu’une des parties en conflit cède sur ses « droits » le spectre de la dissolution de l’Assemblée est plus que jamais d’actualité.

Car, ni les députés ni la présidence ne disposent d’outils juridiques pour débloquer la situation, sachant que le président de l’Assemblée est élu pour un mandat de cinq ans et le retrait de confiance n’est prévu par aucun texte.

Il ne reste seulement la démission de Saïd Bouhadja qui, lui, semble avoir des assurances d’une partie du pouvoir qui lui permettent de s’accrocher à son poste. Certains sites d’information affirment que Saïd Bouhadja « aurait même reçu un appel de Tayeb Belaïz, conseiller à la présidence, qui lui a affirmé « que le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, est étranger à cette situation et qu’il doit rester à son poste».

Qui tire alors les ficelles ? Y-t-il une partie qui veut aller à la dissolution de l’APN ? Pour quel dessin ?

Massinissa Ikhlef

 

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