Mohcine Belabbas : « la présidence et le gouvernement manœuvrent pour déstabiliser les institutions »

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Le président du rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) tire à boulet rouge sur la présidence et le gouvernement qui sont à la manœuvre dans la crise qui secoue l’APN actuellement. Invité, ce lundi, l’émission « panorama » de la chaîne d’information Al-Arabia, le leader du RCD estime que l’Algérie entière est secouée par une forte crise pas seulement l’Assemblée populaire nationale.

« Le problème ne réside pas seulement dans le parti au pouvoir, car celui-ci est souvent en proie à des crises qui s’accentuent à l’approche des joutes électorales. C’est l’Algérie entière qui est ébranlée. On constate que la situation commence à échapper à tout contrôle », explique-t-il.

Et d’ajouter : « Nous assistons depuis une semaine à des manœuvres politiques menées par la présidence et le gouvernement, en tant responsables des deux principaux partis de la majorité, contre le pouvoir législatif ou le président de l’APN ».

Selon lui, l’objectif de ces manœuvre et de frapper des institutions constitutionnelles. « Quand on sait que dans la constitution algérienne, il y a un article qui stipule que dans le cas où l’une des institutions est en danger l’état d’exception est déclaré, on comprend tout. Je parle de l’article 107 de la constitution qui donne le droit à la présidence de légiférer par ordonnance », explique-t-il.

Mohcine Belabbas affirme dans sens que le « parlement est pris en otage actuellement ». « Le refus du gouvernement d’envoyer le projet de loi de finances à l’APN prouve qu’il y a une volonté de provoquer une situation de vacance de l’Assemblée », explique-t-il.

Selon lui, la rue et l’opinion publique suivent « avec attention ce qui se passe au niveau des institutions et reçoivent les messages lancés à travers ces institutions ». « Beaucoup pense que la situation échappera à tout contrôle », lance-t-il, précisant que la solution ne sera entre les mains des partis qui perdent le contrôle des assemblées élues en raison de l’emprise de l’exécutif », soutient-t-il.

  Massinissa Ikhlef 

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